26.06.2008
Holiday, celebrate. Ou pas.
« Ouh la la ouh la la, trop de joie trop de bonheur en une seule et même personne, je suis en vacances! » que je me suis dit en sortant de ma soutenance de mémoire mardi.
J'ai virevolté, effectué quelques entrechats puis sautillé gaiement dans mes petites ballerines nacrées en chantonnant :
If we took a holiday
Took some time to celebrate
Just one day out of life
It would be, it would be so nice
Une comptine de mon invention, à l’époque où j’étais blonde bouclée et où asseyant mon statut d’early adopter à la face du monde, je portais du legging. Controverse quand tu me tiens.
Oui Lecteur, je ne suis pas que contestations, parfois je virevolte, je sautille et je chantonne. J'aurais bien dis j'entrechatte mais je vous connais à force là tous, avec vos idées déplacées, quand moi je suis chaste et pure.
« Mais dis nous, cesse de nous faire patienter, cela fait 2 jours que nous ne respirons plus, comment ç'était ? » s’exclame la foule en liesse.
Oui bah ça arrive hein, si on peut même plus dire bonjour et se servir un thé avant d'entamer les hostilités j’ai envie d’te faire remarquer que ça va être vachement moins rigolo ici dans les mois à venir.
Ca me sidère votre impatience des fois. Pour vous punir j’ai bien pensé à quelques méthodes :
-écrire en jaune pâle
-ne jamais aller à la ligne, et encore moins en passer pour aérer
-vous coller du texte en blanc sur blanc qui vous obligerait à surligner
-insérer du .gif pailleté
Mais ça me ferait plus de mal à moi au final, donc pour cette fois on dira que ça passe, pis la prochaine fois qu’il y aura de l’insubordination sur ce blog je passerai à des mesures un peu plus drastiques genre du châtiment corporel qui fait peur rien qu’à en entendre parler. Pour rappel je fais des sacs en peau d’humain. Les Fundi, Chinel, Prodo, Ouithon et consorts ça manque un peu d’humanité tu trouves pas ? Puis c’est tellement déjà vu.
Tu remarqueras que depuis tout à l’heure je t’éloigne subrepticement du sujet de base ?
Bon allez j’y viens, histoire qu’on soit tous libérés et qu’on puisse aller checker notre Facebook avant de sortir côtoyer des gens faits de chair et d’os.
Mardi 16h soutenance. Si tu veux je n’étais pas tout à fait au point, entre mon laptop qui m’a lâché et que j’ai du en racheter un autre, et des documents que je n’ai jamais reçus, coincés à cette heure dans un endroit indéterminé, mais situé entre Brunei et la Gaule, ce qui nous donne déjà une indication de taille, tu le concéderas.
D’habitude, les examens j’y vais, comme on dit, à la ouaneuguéneubistouflaï, finger in ze nose, les mains dans les poches et autres expressions du même acabit.
Un jour si tu me supplies je te conterai ma lose des examens et tu te demanderas comment j’en suis arrivée jusqu’au master. Tu découvriras même qu’il y a des failles dans le système scolaire français, tu seras étonné, voire révolté, et je te répondrai que franchement des fois t’es con et que tu captes toujours tout en dernier.
Je suis épuisée alors qu’à ce stade du récit, je ne suis même pas encore entrée ans la salle de soutenance si je respecte le rythme chronologique de l'évènement, donc on va le faire en rapide, et j’écrirais un livre pour développer mon propos, comme ça je collerai dans la tendance des blogueurs qui se prennent pour des romanciers.
Quand il s’agit de mode rien ne m’arrête tu le sais.
Bref, on va suffire à un moment ?
Je leur ai servi mon discours, ils m’ont écoutée avec attention en hochant la tête. Du coup, je me disais que je devais dire un tas de conneries pour qu’ils arborent cet air désespéré. Je me suis détendue quand la Dame m’a expliqué que c’était sa dixième soutenance de la journée, mais que de tous, c’est mon mémoire qu’elle avait préféré. Le Monsieur il a même un peu poussé Gulliver dans les orties en disant qu’il avait parfois eu l’impression de lire du Jonathan Swift. Que dans ma tête j’me suis dit : « c’est de la m*rde Swift ou c’est un compliment ?! J’me rappelle pu j’ai lu ça y’a 10 ans la galère, dans mes souvenirs c’était acceptable mais j’avais 11 ans, ça fausse la donne ! »
Ils ont dit qu’ils ont trouvé le sujet bien. Souvent. Et que aussi j’ai un peu ch*é dans la colle en omettant de développer certains points qui l’auraient mérité. Ce à quoi j’ai rétorqué « je ne voulais pas partir dans des digressions, ce que je fais très bien, demandez aux gens qui lisent mon blog »
Alors quoi ? Oui ça s’est bien passé, mais pour les manquements susmentionnés, on va dire que j’aurai pas le 26/20 du siècle. Réponse dans deux semaines.
Là c’est la fin de l’article. Et tu t’interroges quant à la présence de la comptine de mon invention. C’était pour dire que je me suis fourvoyée. Je pensais être en vacances, sortez les cotillons et les sarbacanes, jusqu’à ce qu’hier, 17h, ma cousine m’appelle : « tu peux me remplacer à la boutique demain ? »
On ne refuse pas un service à la famille, on m’a appris. Surtout pas un service rémunéré, je me suis apprise toute seule.
Alors les vacances attendront encore quelques heures. Ou plus.
Cette vie de surmenage me tuera. Je ne suis pas un héros vous savez, mes faux pas me collent à la peau, même.
C’est beau parfois ce que je dis.
05:38 Publié dans Vis ma Vie | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : madonna, holiday, swift, gulliver

