28.07.2008
Où je change d'identité
Bonjour Audience !
Aujourd’hui c’est lundi, le moment de retourner au bureau pour lire des blogs !
Avenante et bienveillante que je suis, j’aurais envie de vous demander ce que vous avez fait ce week end, mais je sens qu’il y a encore eu débauche de toute part, donc je m’abstiens.
De mon côté ce week end, j’ai sagement testé un concept que je pense faire breveter sous peu :
Les soirées du Mytho
Là tu te dis :
1) Hein quoi gneu ? (vocabulaire très étendu et je t’en félicite)
2) Vanessa, arrête la drogue (et j’ai envie de te répondre que je suis naturellement psychotique et que par conséquent ton avis sur moi est biaisé)
3) Qui de l’honnêteté, moi j’aime l’honnêteté (et tu mens, je vais t’appeler le FISC on va voir si tu fais toujours le mariole)
Mais je te jure, y'a du concept de soirée influente inside, fais moi confiance.
Je t’explique les Soirées du Mytho, car je sens que tu es tout perdu et que je suis foncièrement magnanime comme fille.
Je le sais, dans ton for intérieur de petit Lecteur curieux, tu t’interroges « mais que fait la Bitch le samedi soir quand elle ne pique nique pas au Bois de Vincennes, récoltant de ci de là divers potins sur les blogueurs ? »
La Bitch jump up pump it up en disco night club. Je dirais même qu’attention au boum, elle vient faire jumper la foule…
[ Là, à tous les fans de Matt Pokora, clap your hands say ya et sortez de ce blog, en vous remerciant ]
Samedi soir, j’ai débarqué chez ma copine Faustine pour potins & vin. Deux bouteilles plus tard, nous avions échangé tous les derniers gossips sur nos connaissances, et il était temps de partir boire un verre. Ou deux. Ou trois. Enfin tu vois, quoi.
Déjà, dans la voiture, je l’ai soufflée : en moins de temps qu’il n'a fallu pour le dire, j’avais troqué ma tunique-leggings-ballerine pour une robe noire bustier-talons, le tout assise devant le volant, et sans que personne ne s’aperçoive de rien.
Tu l’aurais vue la Faustine, ébaubie qu’elle était, elle m’en a raclé ma portière contre le trottoir en sortant du Magic Car.
Au paroxysme de notre réflexion sur l'endroit à illuminer de notre présence, on s’est dit allons à l’A. au moins on sait qu’il y a sélection à l’entrée, on va pas se retrouver à BeaufLand non plus. On a des critères je te ferais rappeler.
Parce que figure toi que ce club dont je ne te donnerai pas le nom entier –tu t’es fourvoyé encore- situé sur la plus belle place de la ville, a très récemment accueilli Eva Longoria et Tony Parker. Depuis les gens dedans ne se sentent plus, je te raconte pas. Nonobstant, c’était déjà ambiance faussement snob-décontract avant leur passage, on s’entend.
Bref nous fumes bien dépourvues quand la bise fut venue, puisqu’apparemment ce soir là, c’était Open Plèbe. Je dis ça, je ne fais que constater.
Tu me répondras, Bachelot ayant pour nouvelle lubie d'interdire les Open Bar, faut bien penser à un Open autre chose. Me connaissant, j'aurais préféré un Open Charmant CSP + comme à l'habitude, mais varions varions, qu'un sang impur abreuve nos sillons, faisons Open Plèbe de temps à autre, cela donne une impression de changement.
Et que nous entrons à l’A. Get-Perrier/Rhum-Pamplemousse, et que vas-y qu’on cancane sur la jupe trop courte d’une telle, le blush mal appliqué de l’autre, et qu’on bisouille les connaissances à droite et à gauche, le tout entrecoupé de quelques déhanchés, I'm on tonight you know my hips don't lie, pour citer une grande chanteuse de notre siècle.
Bon. Et toi Lecteur tu sais bien ce qu’il y a en club. A part de l’alcool et de la coke. Y’a du relou qui veut serrer. Oh que oui, il y en a pléthore. En général, le relou comprend que non, il n’y a pas moyen de moyenner au moment où tu lui jettes un regard méprisant et que tu lui tournes le dos.
Sauf que parfois, le relou te prend par surprise. Genre, il arrive avec du renfort. Tu imagines donc notre surprise quand, en pleine séance de « Gimme gimme gimme a man after midnight » la gourgandine et moi voyons 3 jeunes hommes littéralement nous fondre dessus.
C’est à ce moment là que le concept de la Soirée du Mytho prend forme. A la question « c’est quoi ton prénom » j’entends Faustine répondre « Vanessa ». Ok pas difficile, je serai donc Faustine.
« Vous habitez où ? » Réponse : Dijon. Le Mans, Dunkerque voire Le Havre ne m’auraient pas moins déconcertée. Dijon…
Notre métier : commerciales dans les cosmétiques bio. Ben tiens.
Me voilà, en un quart de seconde, victime collatérale du délire de mon amie devenue schizophrène le temps d’une mauvaise séance de drague. Et forcée de répondre à un mec dont je ne connaissais même pas le prénom un « mais bien sur » quand il m'a implorée de l’inviter dans mon supposé appartement dijonnais.
Dans sa grande perspicacité je le soupçonne d’avoir compris que ma réponse était ironique.
Quatre questions passées, ils ont quand même réussi à nous demander à deux reprises « vous dormez où ? » et à avoir l’air dépité à la réponse « chez nos parents »
Dix minutes plus tard, enfin débarrassées de Riri Fifi et Loulou, c’est une autre jeune fille qui se récolte l’un des joyeux lurons –lequel, je ne sais pas, je n’ai pas fait l’effort de m’enquérir de leurs prénoms je t’avoue-
Passant à côté d’eux, j’entends le gentleman l’entretenir d’un « partouze » venu de nulle part. La tête de la demoiselle aurait valu une photo collector.
Fatiguées par le niveau médiocre ambiant –je dis ça, mais en même temps je ne suis pas une référence puisque j’ai une résistance à la beauferie qui frôle les négatifs...- on s’est décidées à visiter club d’à côté.
La bise aux accointances, ah ah ah, qu’est-ce que tu fais là, mais on s’est déjà croisés cet après-midi, et tu sais où est machin, ça me fait tellement plaisir de te voir, à peine le temps de vider la coupe de champagne de mon ami V. croisé sur place, que j’avais déjà fait demi-tour.
Le week end prochain, je teste le musée en nocturne.
Non je rigole.
A ma prochaine Soirée du Mytho, je prendrai un peu plus de notes pour vous renseigner au sujet de mes multiples identités.
Puisque le mois dernier, j'ai tout de même passé un déjeuner et une soirée entière à soutenir aux collègues de ma copine Caro que j'étais bûcheronne de formation, conjointement éleveuse de castor. Et que je n'en démordais pas jusqu'au moment de partir. Certains m'en parlent encore.
Ceci dit, si c’est un concept que vous avez déjà testé pour éloigner du manant -ou de la manante ne soyons pas sectaires- je veux bien lire vos témoignages en attendant.
Sur ce, Faustine, 21 ans, commerciale dans les cosmétiques bio à Dijon vous souhaite la bonne journée.
Demain elle redeviendra Vanessa, 21 ans, en vacances mais chieuse de vocation, dans une ville mystérieuse ou assimilé.
Et elle vous racontera comment elle a perdu un tympan un dimanche soir à 22h.
On s'en trémousse d'impatience, dites donc.
03:42 Publié dans Vis ma Vie | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : petits mensonges entre amis, open bar, bois de vincennes, drague

