05.03.2008
I'm Miss Bad Media Karma, another day another drama
Des fois comme ça, tu te dis pas que le mauvais karma te poursuivra jusqu'à ce que mort s'en suive?
Personnellement j'ai commencé à me poser sérieusement la question quand je me suis lamentablement tordu la cheville le week end dernier. Et que du coup je clopinais minablement autour de la piscine lundi, alors que j'étais en congé. Et que j'ai échappé de peu à la noyade forcée, et que quelques personnes que je ne nommerai pas dans le souci de conserver leur intégrité sociale m'ont inondé d'eau et se sont vilement moqué de moi et surnommée "Miss t-shirt mouillé" pendant une longue heure.Faisant fi de l'adversité, mardi je commence ma semaine avec l'espoir que le bad karma m'ait quitté. Je me réveille d'un pas guilleret, je me prépare, piapiate avec la Spinster comme à notre habitude à cette heure bien matinale, me maquillant d'une main, me séchant les cheveux de l'autre. A partir de maintenant tu m'appeleras "Multitâches" ou "La fille qui partait dans des digressions inutiles sur des sujets inutiles sur son blog inutile". C'est toi qui voit, pour une fois on ferait comme si ici c'était un lieu de liberté, de démocratie et d'épanouissement.
Bref. Avant que tu m'interrompes je disais que j'entamais ce mardi ensoleillé lorsque j'entendis un "Coucou" émanant d'une voix féminine.
Réflexion instantanée : je n'ai qu'une colocataire fille, et elle est à côté de moi. A moins que l'un de mes deux colocataires garçons se soit payé un traitement hormonal spectaculaire entre 7h et 8h, il n'y a aucune chance que ce soit eux.
Bonne surprise n°1 : C'est ma collègue qui a pris la liberté d'entrer chez moi et a jugé bon de monter les escaliers jusqu'à ma chambre pour me lancer un "coucou" et me dire "tiens, c'est ton contrat avec Biiiiip Press, on l'a reçu par fax". Mais dans quel monde a-t-on déjà vu un truc pareil, j'ai envie de te demander, là, comme ça?
Note : si tu aussi tu as des collègues qui font des trucs freaky comme entrer chez toi le matin sans que tu leur en ai donné la permission pour te donner des papiers, sers toi de l'espace commentaires comme exutoire.
Ceci dit je défie quiconque d'avoir vécu une situation plus surréaliste que celle-là.
Ma journée continue, et je ne suis que grognements et protestations , rapport à l'évènement sus-mentionné. Je boucle l'organisation de ma conférence de presse et envoie un mail à quelques journalistes pour les prévenir. Premier mail envoyé à mon amie/journaliste avec un spécial P.S dont la teneur était à peu près, je te fais la traduction en français pour les non anglophones, "mon coeur, peux tu me donner le numéro de BIP, je ne l'ai pas. A bientôt mon chou"
Je forward le mail au contact suivant dans ma liste, contact que nous appelerons R et qui se trouve être le blogueur le plus connu du pays.
Je forward le mail au contact suivant dans ma liste, contact que nous appelerons R et qui se trouve être le blogueur le plus connu du pays.
...
Bonne surprise n°2 : Tu l'as bien deviné, tourtasse comme je suis, j'ai forwardé sans enlever le P.S mielleux. Et que le blogueur me répond "Je serai à la conférence. Je t'envoie le contact sous peu :) Bisous."
Oui, j'ai appelé le blogueur le plus connu du pays "mon coeur" et "mon chou".
Sur le moment j'ai juste eu envie de me flageller telle Silas.
Précision qui me ridiculisera mais néanmoins drôle : Je n'ai parlé à ce jeune homme qu'une fois dans ma vie, pendant 5 minutes à un congrès-sur-l'environnement-chiant-comme-la-mort, deux semaines plus tôt.
Tu peux te f*utre allègrement de ma gueule, je t'y autorise.
Note : Maintenant mes amis veulent que je rencarde le blogueur susmentionné, parce que soit disant c'est aussi ça mon boulot. Que répondre à ça, je te le demande?
Ma journée faite de mini drames et de bonnes surprises s'achève. Je pense repos et tranquilité. Je me fourvoie comme une débutante. Tu te meurs d'impatience, Lecteur, j'en suis consciente, tu trépignes sur ta chaise de bureau en skaï, car tu te questionnes intérieurement: "mais pourquoi??"
Parce que. Sur le chemin du retour, appel du coloc n°1 : "Mouahaha, je suis retourné au restaurant où on est allés l'autre fois. Le serveur kiffe Vaness, il m'a filé des Dim Sum gratuits, et la prochaine fois il faut que je la ramène"
Bonne surprise n°3 : Mon colocataire m'a vendu pour de la nourriture.
Si c'était un métier, j'appelerais ça de la prostitution. Eux il appellent ça "to take one for the team".
Je me sens trahie (au moins)
Dans le prochain épisode, sur JNMPPJC : Vanessa vendue par ses colocataires à un réseau de trafiquants d'organes pour une pipe à eau et un four à micro-ondes.
Ma vie n'est-elle pas merveilleuse?
11:39 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : karma, blogueur, dim sum, t-shirt mouillé, email


