15.03.2008
Welcome to Funky Town
Depuis le temps que je te dis que je vais te conter les bizarreries brunéennes tu as supputé que je me fous de ta gu¤le et que t'auras le temps de mourir trois fois avant que ça n'arrive?
Donc avant que je sois une prosti-pathéticienne vendue au Monstre Capitaliste e-buzzing, je t'avais dit qu'à Fort Fort Lointain, y'a de l'intérêt porté à la caucasienne. Commençons par le commencement tu veux bien.
Du moins on y croirait. Vas-y que je me récolte 28 sourires à la minute, des "Hello" à tout bout de champ, des "where do you come from" en veux-tu en voilà. Qu'à la longue des fois j'ai envie d'appeler Britney et de lui dire "Brit-Brit honey, je comprends que tu pètes les plombs avec tous ces gens qui t'observent tout le temps. Don't matter if I step on the scene or sneak away to the Philippines, tu vois"
Et tu vois bien qu'en tant que blanche jeune et merveilleuse, je dispose de certains avantages dans ce pays. Je peux traverser la route à l'emporte-pièce, on me laisser toujours passer. On me sert en priorité dans les restaurants. On est toujours gentil avec moi. Bon parfois les enfants me montrent du doigt mais que veux-tu, ce sont des enfants. Ma nièce de 4 ans a bien demandé à ma belle-soeur pourquoi elle est toujours bronzée.
T'as capté, c'est le paradis pour les caucasiens. Des jeunes caucasiens qui plus est : denrée rare.
Quid du "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit" tu te dis? Haha, candide Lecteur que je te réponds.
La liberté parlons-en. Le brunéen a une "amah". Une bonne à tout faire, une gouvernante. Tu saisis de quoi je t'entretiens? Philippine ou indonésienne. "Stay-in" pour la majorité. C'est-à-dire qu'elle vit chez ses employeurs 24/24, et travaille potentiellement 24/24. Elle s'occupe des enfants, de la cuisine, du ménage, du jardin, des voitures. 50E et un Michoko aussi? Et bah nan. Elle est payé 150E par mois en moyenne.
Et le brunéen ne sait pas vivre sans sa amah. Sans elle il est perdu comme un enfant sans son doudou.
Niveau d'assistanat supérieur : le brunéen vit au crochet de son gouvernement. Il travaille pour le gouvernement, a une maison offerte par le gouvernement, des soins médicaux payés par son gouvernement. Je te la fais courte. Et il n'envisage pas d'aller vivre à l'étranger, car à l'étranger il y a des taxes, et les taxes, ça fait peur au brunéen.
Le brunéen aime sa voiture comme sa vie. Il la chérit, la chouchoute, la protège de la pluie. Il lui colle des autocollants avec des messages super marrants comme "macho inside" ou "ne me suis pas, je suis perdu aussi!". C'est pas de l'humour ça franchement? Et quand le brunéen voit arriver Hari Raya, il s'achète une nouvelle voiture à aimer de toute son âme, qu'il mettra dans son garage avec les 8 autres.
Bizarrerie n° 4 : Le brunéen aime le bling bling.
Le clinquant, le kitsh, le too-much. Pourtant il n'a aucun lien de parenté avec P.Diddy. Ca contruit un nouvel hôtel? Ok, mais pas n'importe comment, avec du marbre du sol au plafond. Ca construit une mosquée? Oui, mais avec un dôme en or 22 carats, des tapis importés de Belgique, du marbre venu de Belgique, du cristal acheminé d'Inde. Il vit dans des maisons. De 3 étages, sinon c'est trop commun. Avec moulures au plafond, sinon c'est pas assez m'as-tu-vu. Le brunéen a le sens de la proportion comme tu l'auras compris.
Oui mon enfant. A 21h le samedi soir, le brunéen range son habit traditionnel et va au lit. La vida loca, tu ne sais pas toi. Parce que tu vois pas que quand même, faudrait pas offrir au peuple des moyens de distraction! Pas de bars puisque pas le droit de boire de l'alcool, pas de naïte-club puisque pas le droit de danser en public, pas d'endroit fun qui ferme tard si ce n'est pour jouer au billard ou fumer une chicha. Et que du coup t'as vite fait le tour des activités, crois moi. Après on vient me dire que c'est honteux de faire les weeks-ends de la débauche à la maison, mais j'ai envie de te dire : à ma place, tu ferais quoi?
Et je te le dis tout de suite, je partais pas pour écrire ça. Mais tu m'en vois forcée car à l'heure où j'écris cet article, je suis dans un café, et j'entends la fille assises 5 tables plus loin mâcher. J'espère qu'elle n'a pas commandé plusieurs plats auquel cas elle risque fortement de se prendre ma main dans la face avant la fin de son repas.
Bizarrerie n°7 : Le brunéen mange de la colle.
Tu te dis le prise de drogue étant passible de peine de mort, il doit sniffer la colle. Non, il la mange. Le plat traditionnel local n'est rien d'autre qu'un amas d'amidon qui forme une sorte de glu infâme. A la première bouchée tu vois ta vie défiler et te dis que mourir étouffé, quand même, c'est moche. Mais tu survis et tu te dis qu'en fait, c'est juste à gerber. La preuve en image :
C'est pas commun comme pays. Et j'aurais jamais cru attérir là un jour. Mais quand je vais devoir partir, p*tain ce que ça va me manquer...
P.S : Ce billet était sponsorisé par le Ministry of Information brunéen. Non j'rigole t'es con.
13:29 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
05.03.2008
I'm Miss Bad Media Karma, another day another drama
Personnellement j'ai commencé à me poser sérieusement la question quand je me suis lamentablement tordu la cheville le week end dernier. Et que du coup je clopinais minablement autour de la piscine lundi, alors que j'étais en congé. Et que j'ai échappé de peu à la noyade forcée, et que quelques personnes que je ne nommerai pas dans le souci de conserver leur intégrité sociale m'ont inondé d'eau et se sont vilement moqué de moi et surnommée "Miss t-shirt mouillé" pendant une longue heure.Faisant fi de l'adversité, mardi je commence ma semaine avec l'espoir que le bad karma m'ait quitté. Je me réveille d'un pas guilleret, je me prépare, piapiate avec la Spinster comme à notre habitude à cette heure bien matinale, me maquillant d'une main, me séchant les cheveux de l'autre. A partir de maintenant tu m'appeleras "Multitâches" ou "La fille qui partait dans des digressions inutiles sur des sujets inutiles sur son blog inutile". C'est toi qui voit, pour une fois on ferait comme si ici c'était un lieu de liberté, de démocratie et d'épanouissement.
Bref. Avant que tu m'interrompes je disais que j'entamais ce mardi ensoleillé lorsque j'entendis un "Coucou" émanant d'une voix féminine.
Réflexion instantanée : je n'ai qu'une colocataire fille, et elle est à côté de moi. A moins que l'un de mes deux colocataires garçons se soit payé un traitement hormonal spectaculaire entre 7h et 8h, il n'y a aucune chance que ce soit eux.
Bonne surprise n°1 : C'est ma collègue qui a pris la liberté d'entrer chez moi et a jugé bon de monter les escaliers jusqu'à ma chambre pour me lancer un "coucou" et me dire "tiens, c'est ton contrat avec Biiiiip Press, on l'a reçu par fax". Mais dans quel monde a-t-on déjà vu un truc pareil, j'ai envie de te demander, là, comme ça?
Note : si tu aussi tu as des collègues qui font des trucs freaky comme entrer chez toi le matin sans que tu leur en ai donné la permission pour te donner des papiers, sers toi de l'espace commentaires comme exutoire.
Ceci dit je défie quiconque d'avoir vécu une situation plus surréaliste que celle-là.
Je forward le mail au contact suivant dans ma liste, contact que nous appelerons R et qui se trouve être le blogueur le plus connu du pays.
...
Bonne surprise n°2 : Tu l'as bien deviné, tourtasse comme je suis, j'ai forwardé sans enlever le P.S mielleux. Et que le blogueur me répond "Je serai à la conférence. Je t'envoie le contact sous peu :) Bisous."
Oui, j'ai appelé le blogueur le plus connu du pays "mon coeur" et "mon chou".
Sur le moment j'ai juste eu envie de me flageller telle Silas.
Précision qui me ridiculisera mais néanmoins drôle : Je n'ai parlé à ce jeune homme qu'une fois dans ma vie, pendant 5 minutes à un congrès-sur-l'environnement-chiant-comme-la-mort, deux semaines plus tôt.
Tu peux te f*utre allègrement de ma gueule, je t'y autorise.
Note : Maintenant mes amis veulent que je rencarde le blogueur susmentionné, parce que soit disant c'est aussi ça mon boulot. Que répondre à ça, je te le demande?
Ma journée faite de mini drames et de bonnes surprises s'achève. Je pense repos et tranquilité. Je me fourvoie comme une débutante. Tu te meurs d'impatience, Lecteur, j'en suis consciente, tu trépignes sur ta chaise de bureau en skaï, car tu te questionnes intérieurement: "mais pourquoi??"
Parce que. Sur le chemin du retour, appel du coloc n°1 : "Mouahaha, je suis retourné au restaurant où on est allés l'autre fois. Le serveur kiffe Vaness, il m'a filé des Dim Sum gratuits, et la prochaine fois il faut que je la ramène"
Bonne surprise n°3 : Mon colocataire m'a vendu pour de la nourriture.
Si c'était un métier, j'appelerais ça de la prostitution. Eux il appellent ça "to take one for the team".
Je me sens trahie (au moins)
11:39 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : karma, blogueur, dim sum, t-shirt mouillé, email
23.02.2008
Sambutan Ulangtahun Hari Kebangsaan Negara Brunei Darussalam
Le jour où...
Je te fais l'ellipse narrative du moment où je me lève, me douche, me prépare, prends la Schtroumpfette*, conduis et me gare.
On arrive donc au moment où je débarque en ville, telle une conquérante. Les étudiants en uniforme d'école font une haie d'honneur sur les trottoirs, depuis le palais du Sultan jusqu'au centre de la capitale. As usual, les gens me sourient because je suis blanche**. Les "where do you come from?" fusent. "France" que je leur réponds. Ben ouais tu te doutes bien que si je leur dis "Paraguay" ils vont douter de mon honnêteté. Sur ce je m'incruste au premier rang puisqu'on m'y fait une place, juste au moment où les voitures officielles arrivent. Là c'est la voiture du Sultan***, avec le Prince hériter dedans aussi, mais on les voit pas bien sur la photo. J'y peux rien, ne me conspue pas, une voiture ça roule vite.
Une heure plus tard, ils ont tous défilé au pas en faisant des "hoy, ha, one two, stop", et la performance des étudiants doit commencer dans le stade central. Ma collègue et moi, perspicaces de notre état, remarquons qu'en notre qualité de merveilles de la nature, il nous faut des places de choix.
> Problème : la populace lambda a pris place dans le stade plein à craquer depuis 6h du matin dans les gradins pour bénéficier d'une bonne vue. Et il est 9h.
Trouvons une solution, contournons le stade, soyons efficaces. La police nous laisse passer par derrière. Tiens, si on s'incrustait dans une tribune? Bon ok, pas là, c'est celle du Sultan, on va pas pousser. Là non plus, c'est les Imams. "Tu crois qu'on pourrait se faire passer pour des Imams?" que je questionne. Mais non. A ce moment là, Zorro est arrivé
A la fin du pestacle, y'a des confettis qui sont sortis du sol, et des ballons à l'hélium qui ont été lâchés, et c'était joli aussi. Alors ça a été le moment de partir, et un des VIP installé dans les tribunes m'a offert son sachet cadeau réservé aux VIP avec des livres, un drapeau et un stylo dedans. Alors je suis contente et moi aussi je souris.
Et je me dis que ce pays, avec tous ses dysfonctionnements, il est bien quand même. En partie parce que les gens sont gentils, généreux et souriants
> Remarque : Je me rends compte que je ne t'ai jamais fait de topo sur Brunei. Faisons ça bientôt, tu veux? Avec des photos, des anecdotes et tout et tout. Il serait temps, après presque 6 mois. Si tu te dis que je suis une blogeuse feignasse pas consciencieuse, sache que je te serais gré d'aller te faire f*utre. Voilà.
Article à teneur hautement mégalo. Ne pas en tenir compte. Parfois quand je manque de sommeil je craque dans mon hémisphère droit de cerveau.
> Humeur du jour : Happy. Let's throw a party tonight and be a polar bear to celebrate the national day. Ha ha.
* Petite voiture bleue dans laquelle on écoute des CDs nommés "Slutty CDs" pour les chansons à caractère slutty qu'ils comprennent.
** Faudra que je vous parle un jour de la fascination des locaux pour les blancs. Une autre fois, t'es gentil, là c'est le week end.
*** Il en a 5000. Ça doit être marrant le matin quand il faut choisir avec laquelle sortir.
08:15 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
31.01.2008
Apologie d'une vie saine. Ou pas.
Parenthèse ouverte :
Tu te rappelles qu'il y a 4 mois je quittais le grand pays du petit Nicolas pour rejoindre le petit pays du grand Hassanal Blabla.
Parait que j'ai été me fourrer à 13 000 kms dans un sultanat minuscule qui selon les dires des gens qui n'y ont jamais posé un pied est :
- sujet aux tsunamis et aux tremblements de terre
- situé dans les Emirats
- musulman radical, Vanessa à toi la panoplie voile-burka-chaussures de sécurité-lunettes de sidérurgiste
Les gens se fourvoient. J'te dis pas comment je me balade en mini-short, plutôt du côté de Jakarta que de Dubai, avec pas un millimètre de terre qui tremble. Quant aux tsunamis certes oui, il y en a, quand je joue à faire la piscine dans ma douche. Tu vois y'avait plus risqué comme destination que le 8ème pays le plus agréable à vivre au monde. C'est les scientifiques qui l'ont dit alors on les croit.
Dans un pays au bout du monde où la communauté française se chiffre à 120 personne dont 1/3 a moins de dix ans, t'as pas vraiment le choix d'apprécier les gens de ton âge si tu vois ce que je veux dire. Et quand je dis de ton âge je compte entre 20 et 30 ans parce que quoi qu'il arrive, jusqu'à mon départ, je resterai la plus jeune expatriée volontaire ici. Ce qui a ses avantages. Je peux chigner jour et nuit à t'en rendre sourd, on me regardera toujours avec un oeil bienveillant et protecteur qui dégouline de "elle est mignonne cette petite, pourquoi qu'elle est loin de sa Maman?!"
Quand je suis malade on m'amène des médicaments. Quand je veux boire on me prépare des cocktails. Quand je veux des vacances, je me dis la Normandie c'est grave de la m*rde, viens on se casse à Bali. Quand l'Ambassadeur nous invite à manger de la galette et que je pleure d'avance rien qu'en imaginant que je pourrais ne pas avoir la fève, il me dit que peut-être il y en aura quand même une pour moi. Et un jour je retournerai en France encore plus pourrie gâtée que je n'en étais partie tu as bien compris.
Comme à chacun de mes articles tu constateras que je me perds dans un récit qui n'était pas celui de départ. Je disais que je n'avais pas le choix d'apprécier mes compagnons de soirée. Heureusement, je ne suis pas tombée sur les pires.
Le concept des week end de la débauche au début c'était bien. Et un jour, Miel et moi on a déménagé chez un copain. Ouais on est comme ça nous, on a dit "On vient s'installer chez toi t'es content?" et il était content. Alors du coup on a deux maisons et c'est comme si on avait 8 ans et des parents divorcés. Je te raconte pas le dilemme niveau fringues, maquillage, bijoux etc. La fille coupée en deux, c'est moi. Bientôt je dirai à la maîtresse que j'ai oublié mon cahier de maths chez mon papa, tu vois le genre?
Bref le problème majeur c'est que du coup, les week end de la débauche se sont transformés en semaine ET week end de la débauche. Et laisse moi te le dire, je pense que cette collocation me tuera. Entre nos deux housemates alcooliques et tout le reste de la troupe qui a fait de la maison son QG, je prévois un avenir sain pour tous, fait de vodka, rhum, gobelets en plastique et sushis. La classe internationale, mangerbouger.fr, pour votre santé n'abusez pas de l'alcool, fumer tue. Ne me fais pas la morale je suis déjà au courant et je m'en fous.
Au final j'étais passée pour te dire qu'hier soir, il était 3h du mat pour moi, 20h pour toi, et pendant que tu dinais sagement en regardant PPDA, je tentais tant bien que mal de me mettre au lit, 5g d'alcool dans le sang, la terre tournant autour de moi, gloussant comme une dinde et disant à Cyrielle : "Je suis un ours polaire! Hihihi! Grrr je suis un ours polaire! Ho p*tain si je suis un ours polaire alors je bosse pour Coca-Cola!"
Oui tu conviendras de l'aspect hautement intellectuel de cette phrase, je sais, ne sois pas impressionné. Ne m'excommunie pas, je t'avais dit que niveau crédibilité c'était moyen.
15:05 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23.01.2008
Le Vampire s'appelait Jean-Mich
Et quand il vient à la maison et qu'on est un peu sous pression on se défoule sur lui en secouant les bras dans tous les sens, et en hurlant des trucs pas très proprio-friendly. Cela dit pas de quoi se formaliser tu es d'accord?
Aujourd'hui notre mission c'était de harceler téléphoniquement Jean-Mich Proprio de son petit nom afin qu'il vienne :
- combler les trous dans les murs
- réparer la grille d'entrée
- mettre des nouveaux rideaux
Tout ça dans notre optique de redécoration totale de la maison.
Mais Jean-Mich Proprio c'est un malin, il sait qu'on est des furies du changement de style intérieur. Il sait, il nous a bien cernées le bougre. Alors du coup il répond pas au téléphone. Dans son tout petit cerveau il se dit "moi pas répondre, moi peur, moi pas vouloir retaper maison 400m²" Bon j'exagère, peut-être 250 et j'ai envie d'te dire c'est sa faute il avait qu'à construire une maison plus petite. Ce qui nous aurait potentiellement bien embêtées parce qu'on aime bien avoir beaucoup trop de place quand même, mais là n'est pas le sujet.
En plus que ce qu'il ne sait pas ce stupide, c'est que filtrer les appels c'est marrant deux minutes, mais arrivera bien un moment où il faudra qu'il se manifeste de nouveau, et là il comprendra pas ce qui lui arrive tellement on sera remontées. Que déjà j'ai bien envie de lui dire de planter plein de fleurs et un cocotier dans l'hectare qui nous sert de jardin, et d'y construire une petite maison pour nos 28 chats environ, Chaussette, Socquette, Leggings, The Fat One, Tecktonik et Macarena de leurs prénoms. Et ensuite d'aller se pendre.
Spinster : P*tain je vais me le faire le proprio, il répond pas, je te jure je vais lui couper les c*uilles
( Comme toujours je censure pour ton bien, mon petit Lecteur délicat )
Moi : T'as le numéro de sa mère? Tu sais où il habite?
Spinster : Non pourquoi tu veux lui casser ses fenêtres ou quoi?!
Moi : Je veux kidnapper son chien
( Et à ce moment précis, j'ai un éclair de lucidité, je me rends compte que "to kidnap" est composé de "kid" et "nap",
et je ne comprends pas ce qu'un mouflet et une sieste ont à voir là dedans mais BREF )
Spinster : Ca se trouve il existe pas
Moi : C'est le fruit de notre imagination tu signifies? Que je lui répond interloquée
J'suis deg, notre imagination nous déteste en fait!
Spinster : Ben ouais, ça pourrait être Justin...mais non
Moi : P*tain he brings carrément pas sexy back lui...
Et là la Spinster m'a fait la réponse qui tue : A part nous faire nous interroger sur notre hygiène bucco-dentaire il sert à rien.
Et là tu t'interroges sur le pourquoi du comment de quand on s'interroge sur notre hygiène bucco-dentaire bicoz of Jean-Mich Proprio.
Je suis sûre que si par esprit de vengeance la Spinster et moi décidions de lui en arracher une rangée elle repousserait aussitôt.
Dimanche la maison sera repeinte. Tu conviens donc que les trous dans les murs doivent être comblés avant. Ce qui veut dire que Jean-Mich le c*n a 3 jours pour bouger son c*l. S'il ne le fait pas nous envisageons une séance de torture.
C'est à ce moment du récit que tu interviens ô merveilleux et utile lecteur, car après le week-end de la débauche notre esprit est légèrement embué par la fatigue ( et l'association de divers alcools pour ma part )
Ce qui fait qu'à part la lapidation, l'arrosage d'ether sur des plaies que nous aurions préalablement crées et lui faire manger ses yeux, je ne sais pas tellement quelle technique adopter.
09:15 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
19.11.2007
Saturday night fever
On n’peut pas dire mon enfant que tu sois d’une grande utilité. Va pas te vexer, mais quand il s’agit de commenter à propos de trucs grotesques, chacun y va de son petit mot. Par contre quand je demande un petit peu d’originalité et d’investissement personnel tout le monde est parti. Ho non je ne vous blâme pas, loin de moi l’idée de dire que je ne me gausse pas en lisant vos élucubrations, mais heureusement que ma vie est un sketch permanent parce que sinon croyez moi, je n’aurais jamais rien à vous conter !
Je disais donc parfois, comme ça, y’a des moments dans ma vie où j’ai envie de dire « où sont les caméras ?! » Comme samedi soir, par exemple.
Parce que figure toi que samedi soir j’ai eu droit à ma première fois aux urgences. Et j’peux te dire que franchement, s’il m’arrive quelque chose dans ce pays, je prendrai soin auparavant de noter sur mon testament que je préfère qu’on m’euthanasie plutôt que me faire soigner dans cette vaste blague qu’est le système médical local.
Pourquoi les urgences, donc, tu es en train de te questionner devant ton écran plat Acer 17 pouces, avec un regard de poisson mort. Le fait est que depuis une semaine, je me promène un mal de rein à t'assommer un viking. Rien que ça. Tu penses bien que tout de suite je me suis dit « je vais mourir d’une infection des reins », normal. Donc je ne vais pas chez le médecin, comme à mon habitude. C’est mal, je sais, mais tu seras gentil, n’y va pas de ta petite morale, j’ai déjà ma mère pour ça, et elle le fait très bien. Bref samedi soir, après une séance de cinéma ( film naze, avec des morts qui reviennent à la vie et qui après retournent à la mort, dont je cherche toujours l'intêret ) durant laquelle j’ai senti ma jambe droite se raidir et devenir froide, la Spinster et l’Assistante décident de me traîner de force aux urgences, escortées de A, notre ami toujours joyeux. Je chigne, je me plains, je dis que je veux pas, que j’ai peur, et on m’ignore, comme toujours. La Spinster rempli les papiers pour moi et explique mon cas à l’infirmière qui me pose des questions sur ma vie sexuelle, couverte de masques, gants et diverses autres protections au cas où j’aurais eu envie de me trimballer avec la grippe aviaire. Je fais la grève, je boude, je re chigne. Pour la peine, on m’envoie faire pipi dans un bocal.
Ça casse un mythe, je sais, je trouve aussi.
J’attends 3 heures que le pseudo médecin daigne m’appeler, longue attente durant laquelle j’ai pu observer les gens pleins de microbes autour de moi, regarder Gossip Girl sur un Ipod, et avoir peur de me faire embarquer par la police après que les 3 mousquetaires susmentionnés m’aient dit « tu sais que ça se trouve ils vont tester la présence de drogue dans ton urine ? Même que la drogue ça reste 6 mois dans l’urine et les cheveux, c'est pour ça que Britney elle veut pas se soumettre aux tests! » Et là j’ai moins fais la maline, crois moi.
Et encore moins quand en sortant de la salle de consultation j’ai vu une dizaine de policiers apparu comme par enchantement lors de ma courte absence.
Je te jure je me voyais déjà en prison, à me tatouer les plans de ma geôle sur le bras avec un ouvre-enveloppe. Tu rigoles : ici sur les packs de bouteille d’eau y’a des logos, genre format A4, « say no to drugs » Et sur mon passeport à mon arrivée on m’a tamponné un truc qui dit, en gros « si tu aimes bien la drôôôôgue on va te pendre » alors mets toi à ma place un peu.
Bref tu te doutes bien que si je t’ennuie avec mes histoire à cette heure-ci c’est que je ne suis pas en prison. Sortant de mon semblant de cabinet médical, je dis tout de go à la Spinster « ça serait pas le mec en charge du sponsoring chez P******, assis l'air tout bourré là ? » Ben si. T’y crois que notre sponsor était là, devant nos yeux, accompagné de la « polis » pour « drunk driving » ?
Je te le dis ( mais si je te l’ai dit, relis au dessus ) des fois j’ai envie de dire « la plaisanterie a assez duré, où sont les caméras ?? »
Ndlr : au fait, au cas où tu te demanderais, je n’ai pas d’infection des reins donc non, je ne vais pas décéder incessamment sous peu donc non, je ne te lègue pas ma fortune.
Ndlr bis : au final on sait toujours pas ce que j’ai. Quand je te dis que c’est une vaste blague, ce système médical.
Ndlr ter : t’en va pas croire que je suis une toxicomane invétérée, j’ai pas dit ça non plus. Tout est dans la nuance.
04:10 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
13.11.2007
Si Capri c'est fini, alors ça sera la Malaisie
Des fois j’ai envie de te dire que le monde est injuste et les gens menteurs. La semaine dernière, alors que la spinster et moi nous étions enfermées afin d’échapper à la quarantaine d’enfants qui couraient dans tous les sens à l’Alliance, tu te douteras pas qu’une idée de génie proportionnelle à notre incroyable canonitude nous est venue : nous partir loin. Nous besoin repos. Nous quitter pays. Nous aller dans hôtel snob en Malaisie faire pétasses dans piscine avec cocktails.
Tu vois que rien que le fait d’énoncer cette idée me met dans un état second. Je parle monosyllabiquement. J’te rassure hein (ou pas) en temps normal je fais des phrases sujet-verbe-complément comme la jeune fille de bonne famille que je suis se doit de faire.
Donc la tu te dis : oui le monde est injuste parce que moi je vais en week end en Malaisie et pas toi, oui les gens sont menteurs car je dis que je travaille beaucoup et en fait je me m’offre le luxe d’un week end de trois jours et je te répondrais : nan mais t’as craqué ton slip ou quoi ?
Tu sais bien que c’est pas de ma faute si je suis beaucoup plus chanceuse que toi et qu’en plus c’est vrai que je travaille 24/7. Des fois tu me désespères Lecteur, limite tu me fais de la peine, mais je crois que je te l’avais déjà dit.
Le monde est injuste car oui, comme tu l’auras peut-être remarqué (mon lectorat a interdiction d’être stupide, si tu es stupide fais moi le plaisir de quitter mon blog je te prie) les privilèges existent encore. Oui quand nous avons appelé une première fois pour réserver on nous a répondu « fully booked ». Oui quand la secrétaire de l’Ambassade de France a appelé pour nous réserver une chambre sous le nom de l’Ambassade on lui a répondu « king size bed ? » ou un truc qui sonne dans ce style. Donc par suite logique les gens sont menteurs. Si tu appelles sans rien dire, c’est fully booked, si t’appelles en disant « Embassy » on te trouve une chambre parmis les 336 qui étaient à la base toutes réservées en moins de temps qu'il ne faut pour checker les disponibilités dans l'ordi. T’y crois toi ?
Bref tout ça pour dire les standardistes des hôtels sont des imbéciles facilement impressionnables mais je te rappelle ici on est friendly avec tout le monde, même les standardistes des hôtels, donc on dira rien. On le pense juste, on dit pas.
Et pour dire surtout, je me casse, I’m not home blablabla but leave me a message, I will call you back (ou pas, ce qui est plus probable)
Bon week end !
08:49 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
31.10.2007
Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud
Hey Lecteur ! Comment tu vas bien ? Quoi je vais te raconter comme connerie aujourd’hui tu te demandes, n’est-il pas ?
Je vais te raconter comment dans moins de 5 minutes tu vas me détester et me laisser des commentaires d’insultes. Tu te dis que non tu feras jamais ça du fait de ton amour inconditionnel pour ma formidable personne et tout et tout mais j’te jure. Parce que je vais te dire un truc, aujourd’hui dans mon bureau, j’ai mis la clim à 27, et j’ai froid.
...
...
...
Pas taper.
Combien qu’il fait chez toi ?
Hold on...Let me Google it ( et le fait que c’est également le nom d’un groupe auquel je me suis inscrite sur Facebook n’a rien à voir avec l’ordre du jour on est bien d’accord )
Donc MétéoFrance dit qu’il fait un truc genre 5° à Paris.
C’est fou depuis que je vis sous l’Equateur j’avais oublié que c’était possible un truc pareil. 5°, tu rends compte ? C’est 25 de moins que mon quotidien. Et 22 de moins que la température climatisée de mon bureau que dedans j’ai l’impression de vivre au Pôle Nord.
La question du moment est donc : survivrai-je à mon retour en France pour les vacances de Noël ? La sous question est alors : congelerai-je dès que j’aurai sorti un cheveu de l’avion ? La sous sous question devient donc : est-ce que tu t’en carres un max de ce que je te récite là ?
Tu me prendras de nouveau pour une cinglée mais quand je vois les French bloggeuses exhiber leurs fashion tenues d’hiver short en velours-collants en laine-bobottes-paletot doublé je suis verte de jalousie dans mes tongs paillettées.
Je te demande alors ton avis, et comme toujours, tu vas pouvoir voter, et si ça te soule, je te ferai juste remarquer que ce blog c’est aussi la démocratie, tu voudrais peut-être que je devienne un tyran, que je filtre les commentaires, voire les interdises, et que je crie des trucs du genre « c’est qui le patron ici ! Pédale, plus vite, y’a pas assez de lumière !! » ?
Ok là j’ai juste craqué. Bref, que me conseilles tu :
1) Arrêter de me plaindre en vile grognasse que je suis , sourire à la vie et à mes tongs.
2) Me pendre, de toute façon je ne te manquerai pas.
3) Porter des shorts en velours et des collants en laine, même sous le sunlight des tropiques (l’amour se raconte en musique) car quitte à mourir, je mourrai fashion.
4) Arrêter ce blog, y’a un moment tu peux plus souffrir mes élucubrations.
A toi mon Lecteur d’amour que j’aime plus grand que le ciel et les étoiles de voter. Et non par cette réponse je n’essaye pas de t’influencer dans ta réponse (ne vote pas 2 pitié !)
Bref le fait est que mon plus gros problème présentement est qu’entre deux festivals et trois réceptions d’ambassadeurs (sans Ferrero Rocher, t’es mignon mais on m’a déjà sorti la blagues moultes fois) je devrais commencer mon mémoire et...ben et rien en fait. J’ai même pas encore tapé le titre.
Je sais, rien à voir avec le fait que vous caillez à Bleu-Blanc-Rouge Land. J’te rappelle que c’est mon blog une nouvelle fois. Alors chut, tu suffis maintenant.
Tchuss Lecteur.
10:25 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
19.10.2007
Quinze maisons et un palais plus tard : My First Hari Raya
Lecteur je suis heureuse de te dire que ça y est, étant enfin remise de mes émotions Hary Rayesques je peux t’éclairer sur cette fête ô combien étrange.
Hari Raya, c’est quoi donc, que tu me diras ? Déjà je t’arrête tout de suite, va falloir que t’apprenne à le dire correctement, et pas Hara Kiri ni Harikrichna ou encore Haracadabra.
Ensuite, je vais t’expliquer le concept. Après le Ramadan, c’est l’Aid. Jusque là on est d’accord. Et ben en fait non. Parce qu’ici on fait rien comme tout le monde. Ici, ainsi qu’en Malaisie et à Singapore, on fait Hari Raya pour dire au reste du monde « je t’emmerde, je fais pas comme toi ! »
Donc dès la fin du Ramadan, on enchaine sur Hari Machin. Le concept ? Chacun ouvre sa maison et prépare un énorme buffet plein de choses pas bonnes pour toi si ton crédo dans la vie est « super skinny »
Samedi nous voilà donc parties, mes deux accolytes et moi, pour visiter les maisons, liste fournie par l’Ambassade dans une main, lunettes de soleil dans l’autre, et accessoirement habillées comme des nonnes.
(à pois: Cyrielle / à lunettes: Moi)
Ben oui t’as bien compris c’est une fête religieuse, tu vas pas te pointer chez les gens en minijupe – haut de maillot de bain, surtout quand ces gens sont des officiels. Tu situes le délire ou je recommence ?
Tant pis si tu situes pas je recommence pas, faut pas pousser. Donc manches longues – pantalon, le duo qui tue quand il fait 30° et 150% d’humidité.
Samedi, Hari Raya day 1 : Première visite au Ministre de la Culture. On nous accueille, nous dirige vers la salle de réception. Et là, c’est le drame. On nous somme de manger. Du genre « EAT, MORE ! » Nous sommes à table avec l’Ambassadeur du Japon, sa femme et sa fille. Qui nous parlent de...j’avoue qu’à ce moment là j’ai décroché. J’ai préféré observer avec effroi les domestiques s’affairer pour nous servir une boisson vert fluo. Eurk
Ce que je ne t’ai pas dit avant, c’est que dans le principe de l’open house, tu es là pour visiter la personne, et manger ce qu’elle t’offre. Je ne sais pas exactement ce qui se passe si tu ne manges pas mais je pense que ça doit être de l’ordre de la guillotine ou de la torture à vie.
Dimanche, day 2 : Connaissant ce petit détail, imaginez ma joie quand j’ai entendu la sentence « aujourd’hui on a 12 maisons à faire »
Dis, 12 dans ton langage, c’est le même chiffre que celui qui est après 11 dans le mien ?!
Première maison : le Ministre de l’Education. Sa fille s’installe avec nous et nous fait la conversation. Elle est absolument adorable et a des enfants magnifiques que Cyrielle et moi avons envisagé de voler. Nous mangeons. Mais non pas les enfants, le buffet!
Quelques maisons plus tard, nous arrivons chez le Ministre des Affaires Religieuses. Nous mangeons. Je sais, c’est répetitif, mais ta gueule, c’est pas toi qui a du manger all day long je te rappelle. Le buffet a été préparé par Le Saffron, mon restaurant préféré de toute la vie, et surtout de tout Bandar. Mais je suis déjà mal d’avoir mangé dans les maisons précédentes...Je n’arrive pas à me réjouir et réussit à peine à sourire aux petites serveuses du restaurant qui nous ont reconnues. Je crois bien faire en me servant un petit morceau de gâteau. Malheureusement, j’ai encore oublié de te préciser un détail : les hôtes checkent si tu manges beaucoup ou pas. J’te jure, c’est flippant. Voilà donc le Ministre qui s’approche de moi pour me dire, en gros « mange donc quelque chose de salé mon enfant »
A ce moment précis j’ai eu envie de pleurer. Mais moins qu’au moment où, en mangeant du boeuf épicé, j’ai cru mourir étouffée. Et encore encore moins qu’au moment où Cyrielle m’a dit, faisant fi de mes yeux larmoyants et suppliants « mange tout enfin, il va se vexer ! » J’essaye malgré tout de tenir la conversation « Si si je vous assure Monsieur le Ministre je me plais beaucoup au Bruneï même si il n’y a pas d’alcool, ni de boîtes de nuit ni...et même si on me regarde bizarrement quand je me mets à danser sur Sean Paul dans les magasins. Je vous jure »
La huitième et dernière maison (c’était au dessus de nos forces de faire les 4 autres) est celle d’une française mariée à un membre de la famille royale. Nous avons rencontré sa fille au Saffron quelques jours avant. Heureusement, elle ne se formalise pas quand elle voit que je remplis mon assiette d’une minuscule cuillère de riz, à laquelle je ne toucherai jamais d’ailleurs.
Lundi, day 3 : nous boycottons les visites, la seule chose dont nous sommes capables est de rester allongées. Et surtout, surtout ne rien avaler.
Mardi, day 4 : visite du Palais. Rdv à l’Ambassade. Nous « empruntons » un véhicule diplomatique, fourni avec chauffeur. Ca doit être une sorte de pack complet, un truc dans ce genre. Grâce à ladite voiture nous passons en VIP. Buffet pour VIP, chemin pour VIP, attente écourtée pour VIP. Bref, si t’as pas compris, on est VIP au Palais.
Le buffet (pour VIP) est absolument...heu...too much ? Fruits de mer, toasts, appetisers, crèpes, gaufres, pancakes, croissants, fruits, viandes, légumes, et le must...macarons ! Je pense que nous aurions été ravies si les 3 jours précédents n’avaient pas été tragiques. Bref. On our way to see the Queen. Nous attendons quelque chose comme dix minutes, rien au vu de la file qui attends derrière nous et qu’on nous a gentiment permis de griller en tant que...VIP, c’est bien, tu suis.
Nous entrons dans LA salle, celle où la Reine « shakes hands », le visage impassible, toutes les femmes venues la saluer.
Le point flippant de cette visite au Palais ? Quand nous sommes entrées dans la salle, les caméras de télé se sont tournées vers nous. Ho mon Dieu, où vais-je me cacher ? Et mon droit à l’image alors ?!
Le point drôle : nous sommes les seules personnes à qui la Reine à parlé. Du moins au moment où nous étions là. Maintenant c’est notre copine tu vois. On va l’inviter à nos soirées pyjama je pense.
Nous sommes reparties du Palais avec une jolie boiboite jaune remplie de trucs à manger, toujours pas bon pour le crédo super skinny susmentionné, et une photo du Sultan. Voilà qui m’avait manqué jusque là : une photo du Sultan à côté de mon lit.
Bilan : j’ai rencontré plein de gens adorables, j’ai vu des maisons absolument incroyables, la Reine est ma pote, et j’ai vu le Palais de « l’homme le plus riche du monde »
Cela me fera-t-il oublier le dégoût de toute nourriture, quelle qu’elle soit, qui m’habite encore quasiment une semaine après ? Je connaissais l’écartèlement, l’éléctrocution, la goutte, mais la méthode de torture par la nourriture, je l’ai découverte ici !
Heureusement, c’était sûrement mon premier et dernier Hari Raya. Ou alors si j’ai encore à en faire un, maintenant j’aurai la technique : je cacherai un sachet sous mon pull, histoire de vider mon assiette dedans et pouvoir dire « mmm j’ai TOUT mangé monsieur le Ministre »
12:42 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
03.10.2007
De l'autre côté de la planète
Le jour où..
J'ai débarqué à Bruneï.
Oyé oyé braves gens. J'ai donc, comme vous l'avez compris, passé l'épreuve des 18heures de voyage avec succès. Me voilà dans ce qui sera mon pays pour les mois à venir et croyez moi, l'immersion se passe plutôt bien. Je ne ressens absolument pas le décalage horaire ( +6h par rapport à la France) je ne souffre pas trop de la chaleur qui est pourtant étouffante ( vraiment, rien à voir avec les chaleurs de chez nous ) et je ne subis pas de choc culturel. Bref, je vais bien. Je ne crie même pas quand je vois un petit lézard se balader dans ma chambre. Je lui dis gentiment "Juliette Gréco sors de ma chambre s'il te plait" . Bon en fait c'est un Jecko, mais Juliette Gréco, ça leur va mieux comme nom à ces trucs, et puis je fais ce que je veux je te le rappelle.
La ville est magnifique, toute belle toute neuve, encore plus impressionante de nuit quand tout est éclairé en couleur. Bon, j'ai pris des photos hein, je suis pas comme ça, mais le truc c'est qu'il faut que je les transfère sur l'ordi et tu vois bien, je suis feignante. Donc ça sera pour bientôt mais pas tout de suite quand même.
A part ça, grande nouvelle, Cyrielle et moi allons être mamans. En effet "la grosse" de son charmant nom va bientôt nous sortir de beaux chatons. La famille s'agrandit! Il ne nous restera plus qu'à faire un élevage de Juliette Gréco et de grenouilles, et on pourra relancer l'audimat de 30 millions d'amis!
3heures après mon arrivée sur l'île, nous étions également propriétaires de tout un arsenal de produits de bain et de soins : gommages, gels douches, masques, shampoings auxquels sont ensuite venus s'ajouter crèmes et accessoires de massage. Au fait, pourquoi je vis en France, moi, alors que tout est moitié moins cher ici? J'y réflechirai, et si je ne trouve pas de réponse, je reste vivre ici!
Cyrielle ne me maltraite pas, sauf que l'autre midi elle m'a fait des tartines de Kiri et de hommous en guise de repas, mets auxquels elle a ajouté des Pringles...Nan mais franchement, où va le monde je te le demande? Bon pour une fois je ne me plaindrai que très peu car le reste du temps on mange de délicieux plats orientaux, indiens ou japs, accompagnés de jus de fruits frais pour le prix d'un menu Mac do, voire moins.
La révolution des poupoufs est d'ailleurs en marche, après quelques roulements d'épaules et sourires au patron du restaurant où nous dinions, nous avons réussi à nous faire offrir patisseries, thés à la menthe et narguilé. Je vous le dis, où va le monde? Mais pour reprendre une phrase bien connue, je dirais "vous m'adorez, ne dites pas le contraire"
Sur ce, un tag, encore un, et des news bientôt!
Questionnaire Pincier :
- Est-ce que tu pars à Brunei juste pour faire ton intéressante ou alors ce sont les Pues qui t'ont envoyé là bas pour prendre ta place de chef paske c'est des grosses jalouses ?
> Tu as tout juste. Je suis à Bruneï ET pour faire mon intéressante, ET pour laisser un peu aux Pues le loisir de faire les chefs. Du moins, c'est une manipulation sortie tout droit de mon éminent cerveau puisque dès mon retour pour les vacances de Noël, je leur ferai comprendre à nouveau qui commande.
- Avec quelle Pue tu prendrais bien une douche ? (Question spécial mec, hu hu hu)
> Ben la réponse la plus logique est : Cyrielle puisque nous partageons une salle de bain! Même qu'on a acheté un tapis de bain rose et un panier à linge rose. Ca c'était le détail pas forcément utile.
- Si tu participais à Secret Story (comme ça pour le fun) ce serait quoi ton secret ?
> Heu, non je ne ferai pas ça... De toute façon je n'ai pas de secret, je suis claire comme de l'eau de roche (à part que je mange les enfants roux mais ça...)
- Dans quel film aimerais-t jouer ? Quel perso ?
> Mais t'en pose de ces questions toi! Dans le film de ma vie de star bien sûr. Et je jouerais mon propre rôle au cas où tu ne l'aurais pas compris, mécréant!
- Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer ?
> On en parlait justement en passant devant le palais de 1200 pièces du Sultan de Bruneï, et je disais que ça doit être frustrant au final d'avoir tout ce que l'on veut, puisqu'on n'a même plus le plaisir de l'avoir obtenu. Donc je dirais que le bonheur, c'est d'avoir ce qu'on veut, mais en l'ayant travaillé et mérité (mais pas que ça prenne trop de temps tu vois moi j'aime pas attendre quand même)
Après si tu poses cette question genre philosophie "je suis heureux car je ne désire et n'ai besoin de rien dans ce monde ô combien matérialiste" je dis non. Je ne comprends pas les gens qui disent que le bonheur ne passe pas par les choses matérielles. Meeerde quoi, vous auriez du voir comme j'étais frétillante après m'être acheté une jolie boiboite aujourd'hui!
17:50 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note















