23.02.2008

Sambutan Ulangtahun Hari Kebangsaan Negara Brunei Darussalam

Le jour où...

...je me suis réconciliée avec mon pays d'adoption à durée déterminée.
 
23 février, jour de la fête nationale qui célèbre l'indépendance du pays vis-à-vis de l'Angleterre depuis 1984. Je me suis levée à 7h30 un samedi matin, preuve que j'avais vraiment envie d'aller à la célébration. 7h30 un jour de congé, c'est limite criminel tu sais.

Je te fais l'ellipse narrative du moment où je me lève, me douche, me prépare, prends la Schtroumpfette*, conduis et me gare.

On arrive donc au moment où je débarque en ville, telle une conquérante. Les étudiants en uniforme d'école font une haie d'honneur sur les trottoirs, depuis le palais du Sultan jusqu'au centre de la capitale. As usual, les gens me sourient because je suis blanche**. Les "where do you come from?" fusent. "France" que je leur réponds. Ben ouais tu te doutes bien que si je leur dis "Paraguay" ils vont douter de mon honnêteté. Sur ce je m'incruste au premier rang puisqu'on m'y fait une place, juste au moment où les voitures officielles arrivent. Là c'est la voiture du Sultan***, avec le Prince hériter dedans aussi, mais on les voit pas bien sur la photo. J'y peux rien, ne me conspue pas, une voiture ça roule vite.
 

83aa18749fc6376d841e33c15c48062e.jpg
 
Sur ce je bouge mon body près du stade, quelques 500 mètres plus loin. Je me récolte 12 000 sourires et "Hello" en 2 minutes 30, puisque je suis toujours blanche. Le défilé des corps militaires, de police et des étudiants va commencer. Je veux prendre des photos, alors je m'incruste au premier rang, au milieu des journalistes et des policiers, et personne ne me dit rien. Parce que je suis belle. (Faut varier les termes, m*rde) Je suis un peu agacée parce que les gens ne cessent de me prendre en photo et de me filmer, mais en même temps, comment pourrais-je les blâmer, c'est de Moi qu'on parle?
 


468800d60a21c09ca0996e71a07910e9.jpg
0dd3bf9bde31846520862c2507fcd2b7.jpg

Une heure plus tard, ils ont tous défilé au pas en faisant des "hoy, ha, one two, stop", et la performance des étudiants doit commencer dans le stade central. Ma collègue et moi, perspicaces de notre état, remarquons qu'en notre qualité de merveilles de la nature, il nous faut des places de choix.

> Problème : la populace lambda a pris place dans le stade plein à craquer depuis 6h du matin dans les gradins pour bénéficier d'une bonne vue. Et il est 9h.

Trouvons une solution, contournons le stade, soyons efficaces. La police nous laisse passer par derrière. Tiens, si on s'incrustait dans une tribune? Bon ok, pas là, c'est celle du Sultan, on va pas pousser. Là non plus, c'est les Imams. "Tu crois qu'on pourrait se faire passer pour des Imams?" que je questionne. Mais non. A ce moment là, Zorro est arrivé sans se presser, réincarné dans la personne d'un des journalistes qui m'a bombardée de flashs 20 minutes plus tôt. Et il nous amène dans le coin des journalistes et des photographes du gouvernement. Well doooone, je suis au premier rang, je peux prendre plein de jolies photos des étudiants qui font des motifs qu'on peut voir du ciel avec des parapluies et des eventails. Sauf que nous on est pas dans le ciel, alors on voit pas les motifs mais c'est quand même joli, avec la musique itou. Je me dit que je n'ai certes rien à faire à cet endroit là, à dix mètres du Sultan qui observe son peuple parader, mais on ne me dit toujours rien, tu sais pourquoi (rapport à mon teint sus-mentionné)
 
7822a42e9f5aab7acf0b3c6f72d8b00b.jpg
 

A la fin du pestacle, y'a des confettis qui sont sortis du sol, et des ballons à l'hélium qui ont été lâchés, et c'était joli aussi. Alors ça a été le moment de partir, et un des VIP installé dans les tribunes m'a offert son sachet cadeau réservé aux VIP avec des livres, un drapeau et un stylo dedans. Alors je suis contente et moi aussi je souris.

Et je me dis que ce pays, avec tous ses dysfonctionnements, il est bien quand même. En partie parce que les gens sont gentils, généreux et souriants surtout si tu es blanche, et que quand ils organisent un évènement national, ils font pas les petits joueurs.

Conclusion : Je ne me plaindrai pas de Brunei ni des brunéens au moins jusqu'à demain.

> Remarque : Je me rends compte que je ne t'ai jamais fait de topo sur Brunei. Faisons ça bientôt, tu veux? Avec des photos, des anecdotes et tout et tout. Il serait temps, après presque 6 mois. Si tu te dis que je suis une blogeuse feignasse pas consciencieuse, sache que je te serais gré d'aller te faire f*utre. Voilà.

Article à teneur hautement mégalo. Ne pas en tenir compte. Parfois quand je manque de sommeil je craque dans mon hémisphère droit de cerveau.

> Humeur du jour : Happy. Let's throw a party tonight and be a polar bear to celebrate the national day. Ha ha.


* Petite voiture bleue dans laquelle on écoute des CDs nommés "Slutty CDs" pour les chansons à caractère slutty qu'ils comprennent.
** Faudra que je vous parle un jour de la fascination des locaux pour les blancs. Une autre fois, t'es gentil, là c'est le week end.
*** Il en a 5000. Ça doit être marrant le matin quand il faut choisir avec laquelle sortir.

14.02.2008

Mythologie & Marketing

Lecteur, je vais commencer à croire que quand je me guimauve, ça te fait kiffer. Bientôt si c'est ça, je mettrai des coeurs à chaque fin de phrase. Pire, si tu m'encourages, il est possible que je me sente pousser une âme de Lara Fabian, Julie Zenatti ou autre Natasha St Pierre, et que je te casse les c*uilles avec des chansons de m*rde.

Qu'en plus là, average que je suis, je te prépare un post sur la Saint Valentin, le 14 février. Trop d'originalité en une seule et même personne, tu es impressionné comme toujours, et c'est normal. Un post donc sur le thème de "la Saint Valentin, ça craint". Je sais ce que tu penses, "trop blasée la nana elle dit ça parce qu'elle est toute seule" et j'ai envie de te répondre que, de une ta gueule, de deux qu'est-ce-que t'en sais d'abord? Nonobstant on ne va pas s'étendre sur le sujet, non on ne va pas, car ma vie sentimentale n'intéresse personne, pas même moi, c'est pour te dire.

 

7dd88df0fd313221f082322037f205a3.jpg

 

La Saint Valentin, ça craint : Part I

Se taper une soirée au restaurant entourée de couples qui se font ostensiblement du pied et se bavent dessus, très peu pour moi, merci. Si j'ai envie d'aller dîner avec mon homme, j'y vais, parce que j'ai envie, pas parce que Julien d'Orcel*, Interflora, Jeff de Bruges et le Fouquet's ont décidé de monter une coalition ayant pour but de ruiner les gens tous les ans un 14 février. Tu me suis?
Bon tu comprendras que pour le cadeau, je suis plutôt d'accord. On se refait pas, que veux-tu que je te dise. Après, un cadeau les autres jours de l'année je suis pas contre non plus.

Conclusion : La Saint Valentin, c'est une fête commerciale tu le savais. Tu as le droit de choisir une autre date pour baver sur ton partenaire. Le 18 août par exemple c'est bien aussi.
Conclusion bis : Avec ça je m'assure de me récolter toutes les requêtes Google "Marc Dorcel"

La Saint Valentin, ça craint : Part II


Je préfère faire une soirée entre filles. Non je n'ai pas de tendances lesbiennes refoulées. Mais autant se faire une bonne soirée entre greluches, à se moquer des couples qui jouent au concours implicite mais cependant de rigueur appelé "nous sommes plus amoureux et heureux que nos voisins de table". Ça marche aussi pour la version Gossip-séries-masque aux algues. Chacune fait comme elle veut, on est pas sectaires.

Conclusion : Les cadeaux ça marche aussi entre copines.

La Saint Valentin, ça craint : Part III


Cette fête, c'est une pression en plus sur le dos des couples fragiles et en proie au terrible tourbillon du doute. Oui cet article prend une tournure dramatique, tu as tout compris.
Mets toi en situation. C'est le 14 février, tu sors au restaurant avec ton mec. Tu es avec lui depuis quelques temps, mais tu te poses les questions banales de fille : "Est-ce que je l'aime toujours? Est-ce que je suis avec lui par amour ou par habitude? Mon collègue de bureau trop sexy est-il un bon coup? Est-ce que tromper c'est grave?"
Et là, tu te retrouves entourée de couples qui exposent leur bonheur réel ou feint aux yeux du monde restaurant entier. Et le mec de la table d'à côté offre un diamant 3 carats à sa copine quand le tien te remet une peinture à la gouache composée par ses soins.
Et là...et là c'est le drame.

Conclusion : La Saint Valentin brise des couples.

La Saint Valentin, ça craint : Part IV


En plus, ça encourage les gens à être hypocrites, parce qu'une croyance commune consiste à dire que 15 jours avant et après la Saint Valentin, ça se fait pas de larguer quelqu'un. "Nan mais tu vas pas le larguer maintenant, c'est la Saint Valentin, quoi!"  Plaît-il? Quel est l'argument, dans ta tirade bien pensante, là?
Alors si tu peux plus voir ton mec en peinture, ben t'as pas le choix, l'opinion publique a décidé que tu dois te le coltiner tout le mois de février, quoi que tu en penses. C'est ça la démocratie mon enfant.

Conclusion : La Saint Valentin te force à faire croire à quelqu'un que tu n'aimes plus que tu l'aimes toujours. C'est moche.

La Saint Valentin, ça craint : Part V et Fin


Au final j'aime bien la Saint Valentin. Oui je suis paradoxale, et si tu viens seulement de le remarquer j'ai envie de te dire que tu n'es pas bien perspicace.
J'aime bien parce que le jour de la Saint Valentin j'envoie un message à mes cousins/cousines/frères/soeurs/parents/amis, pour leur souhaiter une bonne journée et leur dire que je les aime. Moi aussi je prends part à la tyrannie qui exige qu'on doit dire "je t'aime" ce jour là. Mais je le fais à ma manière.

Conclusion : Pour moi la Saint Valentin, c'est la fête des gens qui s'aiment. Pas la fête des amoureux.


Bonne Saint Valentin mon Lecteur!

Bonus!
Petit Jeu de la Saint Valentin : Celui qui saura compter combien de fois "Saint Valentin" apparaît dans cet article gagnera tout mon respect et une de ces photos nommées par moi-même "Pictures of Shame", ces photos prises quand je suis assez éméchée pour dire que je suis un ours polaire. Ça vaut de l'or, certains sont prêts à payer pour les voir. Genre.
 

06.02.2008

Blog, Money, and Friends

Aujourd'hui je lisais le blog de Camille, qui demandait à ses lecteurs ce que leur a apporté leur blog.

Mes débuts sur la blogosphère remontent à novembre 2005. Ha c'est loin, on dirait pas comme ça. Sur Skyblog, oui madame. Pour la facilité d'utilisation, j'avoue, pas pour la gloire d'être hébergée par le serveur de la radio qui ne passe que du rap.

Quel est l'intérêt de bloguer? Faut pas m'en demander trop, honnêtement je n'ai toujours pas la réponse. Au début je l'ai fait pour raconter quelques anecdotes à mes amis, dispersés aux quatre coins de la France et du monde. Et puis des lecteurs inconnus sont venus me rendre visite. Ca m'a toujours laissé perplexe, ce concept. Faire la démarche d'aller sur un site lire la vie de quelqu'un qu'on ne connaît pas.

Mais pourquoi, j'ai envie de te demander? Quel est ton but quand tu fais ça, explique moi!? Tu me répondras que je fais la même chose, oui certes. Tu cesses de me contrarier maintenant.

En novembre 2006, j'ai trouvé que mon (Sky)blog était un peu trop fréquenté pour un site qui à la base était censé être destiné à mes amis. Et j'ai atterri ici, sans crier gare GAAAAAARE. Rebellotte, bonjour Lecteur inconnu, sois le bienvenu ici, fais comme chez moi. Mais la "population" bloggeuse en dehors de Sky étant d'un niveau intellectuel supérieur ou pas, je me suis dit allez ma cocotte, lance toi à l'emporte pièce, fourvoie toi s'il le faut, raconte ta vie à tous ces inconnus dont certains sont peut-être de grave sociopathes.

Quand j'y réfléchis, je me dis que ma démarche a changé depuis la fois où j'ai laché mon premier article dans cette étrange chose qu'est la blogosphère. De blog privé pour mes amis, à raconter des histoires personnelles je suis passée à des articles plus généraux, la fréquentation ayant changé, la côté "j'expose ma vie" me gênait. Puis je suis repassée ici à quelque chose de plus personnel, sans jamais vraiment dépasser les limites, sans jamais confier de choses trop intimes. Ces choses là je les garde pour mes amis, et de vive voix, merci.

Depuis quelques mois, ce blog me permet surtout de rester en contact avec vous tous, malgré les milliers de kilomètres et les 7h qui nous séparent. Il permet à mes amis de venir prendre de mes nouvelles -sans jamais laisser de commentaires, bande de raclures je vous déteste- et surtout il me permet de vous raconter ma vie telle que je la vois ici. Les mises à jour ne sont pas aussi fréquentes que je le voudrais mais je fais ce que je peux pour ne pas briser ce petit lien fragile entre nous.

Quand à la grande question de l'année : quand bloguer rapporte sur le plan matériel, je pose juste mon veto. La petite icône que j'ai faite ici à gauche parle d'elle-même. Cette interface est pour moi constamment remise en question, je la garde, je la garde pas, alors pas question d'ajouter à ça une quelconque monétisation, ou appelez ça comme vous voulez.

Il y a quelques jours je me suis inscrite sur un site de buzz, pour voir de quoi il en retourne. La somme qu'ils me proposent par article dit sponsorisé écrit et posté ici est tout à fait -et même très- respectable. Pour autant je ne céderai pas à ce genre d'écriture. On m'a trop bourré le crâne pendant ma licence de journalisme à coups de "ne laisse jamais personne te dicter ou modifier tes écrits".
Oui, je pourrais accepter, comme beaucoup de bloggeurs, une rémunération en cash ou en cadeaux pour ce que je fais déjà ici. Et si je le faisais je pourrais dire que mon blog m'a apporté quelque chose sur le plan matériel.

Mais je m'en fous. Pour moi, ce blog et l'ancien ont une valeur sentimentale.

Car chaque jour je me dis que ce que mon blog m'a apporté vaut bien plus que ça. Il me les a apporté Elles, et tous les petits et grands bonheurs qui en découlent. Leur amitié, leur amour, leurs joies et leurs peine, mais surtout leur soutien inconditionnel.

Et Elles sont mon plus beau cadeau.
 
P.S : La prochaine fois on est d'accord, ce blog reprendra son ton de connassité incommensurable. L'hymne à l'amour ça va bien deux minutes! :)

Toutes les notes