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25.11.2007
J’écrirai 1000 fois
Je suis obsessionnelle.
Et je ne l’assume pas. S’il y avait une rehab des obsessionnelles du shopping au Brunei j’y serai déjà inscrite depuis longtemps, à dire des trucs du genre « Hello, my name is Vanessa and I’m a shopping addicted. Sometimes I think about shopping all day long, and I can’t even work... »
Tu comprends bien que contrairement à Amy donc, je ne dirais pas “no, no, no” à la rehab. En plus qu’ici je suis complètement décalée et j’ai des envies d’hiver. Pire, des fois, j’ai des flashs. Des flashs modesques. Genre je me vois sautillant dans ma neige Lorraine en petit pull noir, short noir, collants gris et bottines grises. C’est flippant je te le concède. Mais dans mon flash je suis parfaitement habillée et j’ai l’air radieux.
Non ces flashs n’ont rien à voir avec toute la drogue que tu crois que j'ingurgite au quotidien. Je t’ai déjà dit, arrête de croire que je suis une espèce de junkie rendue à la prostitution. Rien à voir. Tu suffis maintenant.
Laisse moi te le dire, c’est surtout le fait que ma semaine à Singapour ait été reportée, cause de trop de travail et d’incompétence de la Royale Brunei Airlines, ne fait qu’augmenter ma frustration. Moi qui me voyait déjà passer de Topshop en Zara, de Zara en Mango, de Mango en Chloé, de Chloé en Marc Jacobs...Je vais pas te faire la liste exhaustive sinon va falloir que tu prennes des RTT, mais tu as intégré le concept : je suis une psychopate.
Preuve en est, en ce moment, je suis fixée sur ça :

Le problème majeur étant que, dans toute ma psychopatie, je ne lacherai pas l’affaire (en l’occurrence ici, les vêtements/chaussures sus exposés et/ou semblables) tant que je n’aurai pas obtenu l’objet de ma fixation. Traduisez : je ne descendrai pas en pression tant que je n’aurai pas ces viles morceaux de tissu/cuir/plastique en ma possession.
Pourquoi je te raconte ça ? J’en sais rien moi, tu me fatigues des fois avec toutes tes questions. En plus parait qu’il faut bloguer régulièrement (rigole pas, y’a des lois implicites comme ça dans la blogosphère, mais ça sera le sujet d’un prochain article si tu veux bien) alors moi, je suis docile, je blogue régulièrement, même si j’ai rien à dire. Et je fais mentir un de mes proverbes préféré qui dit : quand t’as rien à dire, ben tu fermes ta gueule.
Conclusion : vivement le 17 décembre que je revienne en France. 3 semaines de vacances. 3 semaines de shopping. 3 semaines de carnage.
Tous aux abris.
21:34 Publié dans Trucs de Filles | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
19.11.2007
Saturday night fever
On n’peut pas dire mon enfant que tu sois d’une grande utilité. Va pas te vexer, mais quand il s’agit de commenter à propos de trucs grotesques, chacun y va de son petit mot. Par contre quand je demande un petit peu d’originalité et d’investissement personnel tout le monde est parti. Ho non je ne vous blâme pas, loin de moi l’idée de dire que je ne me gausse pas en lisant vos élucubrations, mais heureusement que ma vie est un sketch permanent parce que sinon croyez moi, je n’aurais jamais rien à vous conter !
Je disais donc parfois, comme ça, y’a des moments dans ma vie où j’ai envie de dire « où sont les caméras ?! » Comme samedi soir, par exemple.
Parce que figure toi que samedi soir j’ai eu droit à ma première fois aux urgences. Et j’peux te dire que franchement, s’il m’arrive quelque chose dans ce pays, je prendrai soin auparavant de noter sur mon testament que je préfère qu’on m’euthanasie plutôt que me faire soigner dans cette vaste blague qu’est le système médical local.
Pourquoi les urgences, donc, tu es en train de te questionner devant ton écran plat Acer 17 pouces, avec un regard de poisson mort. Le fait est que depuis une semaine, je me promène un mal de rein à t'assommer un viking. Rien que ça. Tu penses bien que tout de suite je me suis dit « je vais mourir d’une infection des reins », normal. Donc je ne vais pas chez le médecin, comme à mon habitude. C’est mal, je sais, mais tu seras gentil, n’y va pas de ta petite morale, j’ai déjà ma mère pour ça, et elle le fait très bien. Bref samedi soir, après une séance de cinéma ( film naze, avec des morts qui reviennent à la vie et qui après retournent à la mort, dont je cherche toujours l'intêret ) durant laquelle j’ai senti ma jambe droite se raidir et devenir froide, la Spinster et l’Assistante décident de me traîner de force aux urgences, escortées de A, notre ami toujours joyeux. Je chigne, je me plains, je dis que je veux pas, que j’ai peur, et on m’ignore, comme toujours. La Spinster rempli les papiers pour moi et explique mon cas à l’infirmière qui me pose des questions sur ma vie sexuelle, couverte de masques, gants et diverses autres protections au cas où j’aurais eu envie de me trimballer avec la grippe aviaire. Je fais la grève, je boude, je re chigne. Pour la peine, on m’envoie faire pipi dans un bocal.
Ça casse un mythe, je sais, je trouve aussi.
J’attends 3 heures que le pseudo médecin daigne m’appeler, longue attente durant laquelle j’ai pu observer les gens pleins de microbes autour de moi, regarder Gossip Girl sur un Ipod, et avoir peur de me faire embarquer par la police après que les 3 mousquetaires susmentionnés m’aient dit « tu sais que ça se trouve ils vont tester la présence de drogue dans ton urine ? Même que la drogue ça reste 6 mois dans l’urine et les cheveux, c'est pour ça que Britney elle veut pas se soumettre aux tests! » Et là j’ai moins fais la maline, crois moi.
Et encore moins quand en sortant de la salle de consultation j’ai vu une dizaine de policiers apparu comme par enchantement lors de ma courte absence.
Je te jure je me voyais déjà en prison, à me tatouer les plans de ma geôle sur le bras avec un ouvre-enveloppe. Tu rigoles : ici sur les packs de bouteille d’eau y’a des logos, genre format A4, « say no to drugs » Et sur mon passeport à mon arrivée on m’a tamponné un truc qui dit, en gros « si tu aimes bien la drôôôôgue on va te pendre » alors mets toi à ma place un peu.
Bref tu te doutes bien que si je t’ennuie avec mes histoire à cette heure-ci c’est que je ne suis pas en prison. Sortant de mon semblant de cabinet médical, je dis tout de go à la Spinster « ça serait pas le mec en charge du sponsoring chez P******, assis l'air tout bourré là ? » Ben si. T’y crois que notre sponsor était là, devant nos yeux, accompagné de la « polis » pour « drunk driving » ?
Je te le dis ( mais si je te l’ai dit, relis au dessus ) des fois j’ai envie de dire « la plaisanterie a assez duré, où sont les caméras ?? »
Ndlr : au fait, au cas où tu te demanderais, je n’ai pas d’infection des reins donc non, je ne vais pas décéder incessamment sous peu donc non, je ne te lègue pas ma fortune.
Ndlr bis : au final on sait toujours pas ce que j’ai. Quand je te dis que c’est une vaste blague, ce système médical.
Ndlr ter : t’en va pas croire que je suis une toxicomane invétérée, j’ai pas dit ça non plus. Tout est dans la nuance.
04:10 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
16.11.2007
Rien. Le vide abyssal. Le néant intersidéral et assimilés
Mais plus pour très longtemps.
Car le fait est que j'ai plein de trucs à te raconter, ma vie est palpitante, tu le sais bien. Je pourrais te raconter mes journées passées dans des hôtels de luxe, mes réceptions avec des ministres, et comment j'ai entrepris de compter toutes les bouclettes de la moquette de l'ambassade pendant les réunions mais ce ne serait que moyennement intéressant, tu es d'accord avec moi, n'es-tu pas? Et si tu ne l'es pas, je te dis, telle une ado rebelle, fuck ooooff quoiiii-aaan.
Bref, je ne suis pas là pour disserter de ce dont je ne vais pas te parler. J'avais prévu de te proposer de faire une saga genre Martine. Tu vois de quoi je t'informe? Je te montre :
Vanessa rêve de bottes en fourrure sous l'équateur
Vanessa tente d'infiltrer la famille royale
Vanessa plante sa tente au Sheraton
Vanessa subtilise une 307 coupée à TCY Motors
Vanessa apprends à jouer du triangle
Vanessa a un tournoi de golf
La revanche de Vanessa
Mais comme je t'aime bien, au fond, très au fond, quand tu cherches bien, je vais te laisser le choix du prochain article. Je vais faire mieux mesdames et mesdames, pour un article suggéré, un 2ème article offert!
Trêve de galigeades encore et toujours, t'as compris, c'est le moment de saisir ta chance, tu proposes un sujet et peut être je le traiterai. Et peut-être je ferai pléthore de compliments sur toi, si je t'aime bien.
A vos copies, vous avez 48 heures.
P.S : je te vois arriver gros comme un immeuble que tu vas me demander de disserter sur la reproduction des fourmis rouges faiseuses de confiture aux fraises des bois en Alaska. Sois pas con, propose un sujet sympa steplé, montre que t'es pas décérébré!
15:38 Publié dans Vis ma Vie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
13.11.2007
Si Capri c'est fini, alors ça sera la Malaisie
Des fois j’ai envie de te dire que le monde est injuste et les gens menteurs. La semaine dernière, alors que la spinster et moi nous étions enfermées afin d’échapper à la quarantaine d’enfants qui couraient dans tous les sens à l’Alliance, tu te douteras pas qu’une idée de génie proportionnelle à notre incroyable canonitude nous est venue : nous partir loin. Nous besoin repos. Nous quitter pays. Nous aller dans hôtel snob en Malaisie faire pétasses dans piscine avec cocktails.
Tu vois que rien que le fait d’énoncer cette idée me met dans un état second. Je parle monosyllabiquement. J’te rassure hein (ou pas) en temps normal je fais des phrases sujet-verbe-complément comme la jeune fille de bonne famille que je suis se doit de faire.
Donc la tu te dis : oui le monde est injuste parce que moi je vais en week end en Malaisie et pas toi, oui les gens sont menteurs car je dis que je travaille beaucoup et en fait je me m’offre le luxe d’un week end de trois jours et je te répondrais : nan mais t’as craqué ton slip ou quoi ?
Tu sais bien que c’est pas de ma faute si je suis beaucoup plus chanceuse que toi et qu’en plus c’est vrai que je travaille 24/7. Des fois tu me désespères Lecteur, limite tu me fais de la peine, mais je crois que je te l’avais déjà dit.
Le monde est injuste car oui, comme tu l’auras peut-être remarqué (mon lectorat a interdiction d’être stupide, si tu es stupide fais moi le plaisir de quitter mon blog je te prie) les privilèges existent encore. Oui quand nous avons appelé une première fois pour réserver on nous a répondu « fully booked ». Oui quand la secrétaire de l’Ambassade de France a appelé pour nous réserver une chambre sous le nom de l’Ambassade on lui a répondu « king size bed ? » ou un truc qui sonne dans ce style. Donc par suite logique les gens sont menteurs. Si tu appelles sans rien dire, c’est fully booked, si t’appelles en disant « Embassy » on te trouve une chambre parmis les 336 qui étaient à la base toutes réservées en moins de temps qu'il ne faut pour checker les disponibilités dans l'ordi. T’y crois toi ?
Bref tout ça pour dire les standardistes des hôtels sont des imbéciles facilement impressionnables mais je te rappelle ici on est friendly avec tout le monde, même les standardistes des hôtels, donc on dira rien. On le pense juste, on dit pas.
Et pour dire surtout, je me casse, I’m not home blablabla but leave me a message, I will call you back (ou pas, ce qui est plus probable)
Bon week end !
08:49 Publié dans Brunei Crazy Country | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note










