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31.10.2007

Il fait chaud, il fait de plus en plus chaud

Hey Lecteur ! Comment tu vas bien ? Quoi je vais te raconter comme connerie aujourd’hui tu te demandes, n’est-il pas ?

Je vais te raconter comment dans moins de 5 minutes tu vas me détester et me laisser des commentaires d’insultes. Tu te dis que non tu feras jamais ça du fait de ton amour inconditionnel pour ma formidable personne et tout et tout mais j’te jure. Parce que je vais te dire un truc, aujourd’hui dans mon bureau, j’ai mis la clim à 27, et j’ai froid.

 

...

...

...

 

Pas taper.

 

Combien qu’il fait chez toi ?

Hold on...Let me Google it ( et le fait que c’est également le nom d’un groupe auquel je me suis inscrite sur Facebook n’a rien à voir avec l’ordre du jour on est bien d’accord )

Donc MétéoFrance dit qu’il fait un truc genre 5° à Paris.

C’est fou depuis que je vis sous l’Equateur j’avais oublié que c’était possible un truc pareil. 5°, tu rends compte ? C’est 25 de moins que mon quotidien. Et 22 de moins que la température climatisée de mon bureau que dedans j’ai l’impression de vivre au Pôle Nord.

La question du moment est donc : survivrai-je à mon retour en France pour les vacances de Noël ? La sous question est alors : congelerai-je dès que j’aurai sorti un cheveu de l’avion ? La sous sous question devient donc : est-ce que tu t’en carres un max de ce que je te récite là ?

 

Tu me prendras de nouveau pour une cinglée mais quand je vois les French bloggeuses exhiber leurs fashion tenues d’hiver short en velours-collants en laine-bobottes-paletot doublé je suis verte de jalousie dans mes tongs paillettées.

 

Je te demande alors ton avis, et comme toujours, tu vas pouvoir voter, et si ça te soule, je te ferai juste remarquer que ce blog c’est aussi la démocratie, tu voudrais peut-être que je devienne un tyran, que je filtre les commentaires, voire les interdises, et que je crie des trucs du genre « c’est qui le patron ici ! Pédale, plus vite, y’a pas assez de lumière !! » ?

Ok là j’ai juste craqué. Bref, que me conseilles tu :

 

1)      Arrêter de me plaindre en vile grognasse que je suis , sourire à la vie et à mes tongs.

 

2)      Me pendre, de toute façon je ne te manquerai pas.

 

3)      Porter des shorts en velours et des collants en laine, même sous le sunlight des tropiques (l’amour se raconte en musique) car quitte à mourir, je mourrai fashion.

 

4)      Arrêter ce blog, y’a un moment tu peux plus souffrir mes élucubrations.

 

A toi mon Lecteur d’amour que j’aime plus grand que le ciel et les étoiles de voter. Et non par cette réponse je n’essaye pas de t’influencer dans ta réponse (ne vote pas 2 pitié !)

 

Bref le fait est que mon plus gros problème présentement est qu’entre deux festivals et trois réceptions d’ambassadeurs (sans Ferrero Rocher, t’es mignon mais on m’a déjà sorti la blagues moultes fois) je devrais commencer mon mémoire et...ben et rien en fait. J’ai même pas encore tapé le titre.

 

Je sais, rien à voir avec le fait que vous caillez à Bleu-Blanc-Rouge Land. J’te rappelle que c’est mon blog une nouvelle fois. Alors chut, tu suffis maintenant.  

 

Tchuss Lecteur.

19.10.2007

Quinze maisons et un palais plus tard : My First Hari Raya

Lecteur je suis heureuse de te dire que ça y est, étant enfin remise de mes émotions Hary Rayesques je peux t’éclairer sur cette fête ô combien étrange.

Hari Raya, c’est quoi donc, que tu me diras ? Déjà je t’arrête tout de suite, va falloir que t’apprenne à le dire correctement, et pas Hara Kiri ni Harikrichna ou encore Haracadabra.

Ensuite, je vais t’expliquer le concept. Après le Ramadan, c’est l’Aid. Jusque là on est d’accord. Et ben en fait non. Parce qu’ici on fait rien comme tout le monde. Ici, ainsi qu’en Malaisie et à Singapore, on fait Hari Raya pour dire au reste du monde « je t’emmerde, je fais pas comme toi ! »

Donc dès la fin du Ramadan, on enchaine sur Hari Machin. Le concept ? Chacun ouvre sa maison et prépare un énorme buffet plein de choses pas bonnes pour toi si ton crédo dans la vie est « super skinny »

Samedi nous voilà donc parties, mes deux accolytes et moi, pour visiter les maisons, liste fournie par l’Ambassade dans une main,  lunettes de soleil dans l’autre, et accessoirement habillées comme des nonnes.

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 (à pois: Cyrielle / à lunettes: Moi)

Ben oui t’as bien compris c’est une fête religieuse, tu vas pas te pointer chez les gens en minijupe – haut de maillot de bain, surtout quand ces gens sont des officiels. Tu situes le délire ou je recommence ?

Tant pis si tu situes pas je recommence pas, faut pas pousser. Donc manches longues – pantalon, le duo qui tue quand il fait 30° et 150% d’humidité.

Samedi, Hari Raya day 1 : Première visite au Ministre de la Culture. On nous accueille, nous dirige vers la salle de réception. Et là, c’est le drame. On nous somme de manger. Du genre « EAT, MORE ! » Nous sommes à table avec l’Ambassadeur du Japon, sa femme et sa fille. Qui nous parlent de...j’avoue qu’à ce moment là j’ai décroché. J’ai préféré observer avec effroi les domestiques s’affairer pour nous servir une boisson vert fluo. Eurk

Ce que je ne t’ai pas dit avant, c’est que dans le principe de l’open house, tu es là pour visiter la personne, et manger ce qu’elle t’offre. Je ne sais pas exactement ce qui se passe si tu ne manges pas mais je pense que ça doit être de l’ordre de la guillotine ou de la torture à vie.

Dimanche, day 2 : Connaissant ce petit détail, imaginez ma joie quand j’ai entendu la sentence « aujourd’hui on a 12 maisons à faire »

Dis, 12 dans ton langage, c’est le même chiffre que celui qui est après 11 dans le mien ?!

Première maison : le Ministre de l’Education. Sa fille s’installe avec nous et nous fait la conversation. Elle est absolument adorable et a des enfants magnifiques que Cyrielle et moi avons envisagé de voler. Nous mangeons. Mais non pas les enfants, le buffet!

Quelques maisons plus tard, nous arrivons chez le Ministre des Affaires Religieuses. Nous mangeons. Je sais, c’est répetitif, mais ta gueule, c’est pas toi qui a du manger all day long je te rappelle. Le buffet a été préparé par Le Saffron, mon restaurant préféré de toute la vie, et surtout de tout Bandar. Mais je suis déjà mal d’avoir mangé dans les maisons précédentes...Je n’arrive pas à me réjouir et réussit à peine à sourire aux petites serveuses du restaurant qui nous ont reconnues. Je crois bien faire en me servant un petit morceau de gâteau. Malheureusement, j’ai encore oublié de te préciser un détail : les hôtes checkent si tu manges beaucoup ou pas. J’te jure, c’est flippant. Voilà donc le Ministre qui s’approche de moi pour me dire, en gros « mange donc quelque chose de salé mon enfant »

A ce moment précis j’ai eu envie de pleurer. Mais moins qu’au moment où, en mangeant du boeuf épicé, j’ai cru mourir étouffée. Et encore encore moins qu’au moment où Cyrielle m’a dit, faisant fi de mes yeux larmoyants et suppliants « mange tout enfin, il va se vexer ! » J’essaye malgré tout de tenir la conversation « Si si je vous assure Monsieur le Ministre je me plais beaucoup au Bruneï même si il n’y a pas d’alcool, ni de boîtes de nuit ni...et même si on me regarde bizarrement quand je me mets à danser sur Sean Paul dans les magasins. Je vous jure »

La huitième et dernière maison (c’était au dessus de nos forces de faire les 4 autres) est celle d’une française mariée à un membre de la famille royale. Nous avons rencontré sa fille au Saffron quelques jours avant. Heureusement, elle ne se formalise pas quand elle voit que je remplis mon assiette d’une minuscule cuillère de riz, à laquelle je ne toucherai jamais d’ailleurs.

 

Lundi, day 3 : nous boycottons les visites, la seule chose dont nous sommes capables est de rester allongées. Et surtout, surtout ne rien avaler.

 

Mardi, day 4 : visite du Palais. Rdv à l’Ambassade. Nous « empruntons » un véhicule diplomatique, fourni avec chauffeur. Ca doit être une sorte de pack complet, un truc dans ce genre. Grâce à ladite voiture nous passons en VIP. Buffet pour VIP, chemin pour VIP, attente écourtée pour VIP. Bref, si t’as pas compris, on est VIP au Palais.

Le buffet (pour VIP) est absolument...heu...too much ? Fruits de mer, toasts, appetisers, crèpes, gaufres, pancakes, croissants, fruits, viandes, légumes, et le must...macarons ! Je pense que nous aurions été ravies si les 3 jours précédents n’avaient pas été tragiques. Bref. On our way to see the Queen. Nous attendons quelque chose comme dix minutes, rien au vu de la file qui attends derrière nous et qu’on nous a gentiment permis de griller en tant que...VIP, c’est bien, tu suis.

Nous entrons dans LA salle, celle où la Reine « shakes hands », le visage impassible, toutes les femmes venues la saluer.

Le point flippant de cette visite au Palais ? Quand nous sommes entrées dans la salle, les caméras de télé se sont tournées vers nous. Ho mon Dieu, où vais-je me cacher ? Et mon droit à l’image alors ?!

Le point drôle : nous sommes les seules personnes à qui la Reine à parlé. Du moins au moment où nous étions là. Maintenant c’est notre copine tu vois. On va l’inviter à nos soirées pyjama je pense.

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Nous sommes reparties du Palais avec une jolie boiboite jaune remplie de trucs à manger, toujours pas bon pour le crédo super skinny susmentionné, et une photo du Sultan. Voilà qui m’avait manqué jusque là : une photo du Sultan à côté de mon lit.

 

Bilan : j’ai rencontré plein de gens adorables, j’ai vu des maisons absolument incroyables, la Reine est ma pote, et j’ai vu le Palais de « l’homme le plus riche du monde »

Cela me fera-t-il oublier le dégoût de toute nourriture, quelle qu’elle soit, qui m’habite encore quasiment une semaine après ? Je connaissais l’écartèlement, l’éléctrocution, la goutte, mais la méthode de torture par la nourriture, je l’ai découverte ici !

Heureusement, c’était sûrement mon premier et dernier Hari Raya. Ou alors si j’ai encore à en faire un, maintenant j’aurai la technique : je cacherai un sachet sous mon pull, histoire de vider mon assiette dedans et pouvoir dire « mmm j’ai TOUT mangé monsieur le Ministre »

 

03.10.2007

De l'autre côté de la planète

 Le jour où..

J'ai débarqué à Bruneï.

Oyé oyé braves gens. J'ai donc, comme vous l'avez compris, passé l'épreuve des 18heures de voyage avec succès. Me voilà dans ce qui sera mon pays pour les mois à venir et croyez moi, l'immersion se passe plutôt bien. Je ne ressens absolument pas le décalage horaire ( +6h par rapport à la France) je ne souffre pas trop de la chaleur qui est pourtant étouffante ( vraiment, rien à voir avec les chaleurs de chez nous ) et je ne subis pas de choc culturel. Bref, je vais bien. Je ne crie même pas quand je vois un petit lézard se balader dans ma chambre. Je lui dis gentiment "Juliette Gréco sors de ma chambre s'il te plait" . Bon en fait c'est un Jecko, mais Juliette Gréco, ça leur va mieux comme nom à ces trucs, et puis je fais ce que je veux je te le rappelle.

La ville est magnifique, toute belle toute neuve, encore plus impressionante de nuit quand tout est éclairé en couleur. Bon, j'ai pris des photos hein, je suis pas comme ça, mais le truc c'est qu'il faut que je les transfère sur l'ordi et tu vois bien, je suis feignante. Donc ça sera pour bientôt mais pas tout de suite quand même.

A part ça, grande nouvelle, Cyrielle et moi allons être mamans. En effet "la grosse" de son charmant nom va bientôt nous sortir de beaux chatons. La famille s'agrandit! Il ne nous restera plus qu'à faire un élevage de Juliette Gréco et de grenouilles, et on pourra relancer l'audimat de 30 millions d'amis!

3heures après mon arrivée sur l'île, nous étions également propriétaires de tout un arsenal de produits de bain et de soins : gommages, gels douches, masques, shampoings auxquels sont ensuite venus s'ajouter crèmes et accessoires de massage. Au fait, pourquoi je vis en France, moi, alors que tout est moitié moins cher ici? J'y réflechirai, et si je ne trouve pas de réponse, je reste vivre ici!

Cyrielle ne me maltraite pas, sauf que l'autre midi elle m'a fait des tartines de Kiri et de hommous en guise de repas, mets auxquels elle a ajouté des Pringles...Nan mais franchement, où va le monde je te le demande? Bon pour une fois je ne me plaindrai que très peu car le reste du temps on mange de délicieux plats orientaux, indiens ou japs, accompagnés de jus de fruits frais pour le prix d'un menu Mac do, voire moins.

La révolution des poupoufs est d'ailleurs en marche, après quelques roulements d'épaules et sourires au patron du restaurant où nous dinions, nous avons réussi à nous faire offrir patisseries, thés à la menthe et narguilé. Je vous le dis, où va le monde? Mais pour reprendre une phrase bien connue, je dirais "vous m'adorez, ne dites pas le contraire"

Sur ce, un tag, encore un, et des news bientôt!

Questionnaire Pincier :

- Est-ce que tu pars à Brunei juste pour faire ton intéressante ou alors ce sont les Pues qui t'ont envoyé là bas pour prendre ta place de chef paske c'est des grosses jalouses ?

> Tu as tout juste. Je suis à Bruneï ET pour faire mon intéressante, ET pour laisser un peu aux Pues le loisir de faire les chefs. Du moins, c'est une manipulation sortie tout droit de mon éminent cerveau puisque dès mon retour pour les vacances de Noël, je leur ferai comprendre à nouveau qui commande.


- Avec quelle Pue tu prendrais bien une douche ? (Question spécial mec, hu hu hu)

> Ben la réponse la plus logique est : Cyrielle puisque nous partageons une salle de bain! Même qu'on a acheté un tapis de bain rose et un panier à linge rose. Ca c'était le détail pas forcément utile.


- Si tu participais à Secret Story (comme ça pour le fun) ce serait quoi ton secret ?

> Heu, non je ne ferai pas ça... De toute façon je n'ai pas de secret, je suis claire comme de l'eau de roche (à part que je mange les enfants roux mais ça...)


- Dans quel film aimerais-t jouer ? Quel perso ?

> Mais t'en pose de ces questions toi! Dans le film de ma vie de star bien sûr. Et je jouerais mon propre rôle au cas où tu ne l'aurais pas compris, mécréant!


- Le bonheur consiste-t-il à ne plus rien désirer ?

> On en parlait justement en passant devant le palais de 1200 pièces du Sultan de Bruneï, et je disais que ça doit être frustrant au final d'avoir tout ce que l'on veut, puisqu'on n'a même plus le plaisir de l'avoir obtenu. Donc je dirais que le bonheur, c'est d'avoir ce qu'on veut, mais en l'ayant travaillé et mérité (mais pas que ça prenne trop de temps tu vois moi j'aime pas attendre quand même)

Après si tu poses cette question genre philosophie "je suis heureux car je ne désire et n'ai besoin de rien dans ce monde ô combien matérialiste" je dis non. Je ne comprends pas les gens qui disent que le bonheur ne passe pas par les choses matérielles. Meeerde quoi, vous auriez du voir comme j'étais frétillante après m'être acheté une jolie boiboite aujourd'hui!

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